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Visite du chantier Banconi-Dialakorodji- Nionsombougou : Le Ministre Dabo échappe à un lynchage – MALI CANAL
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Visite du chantier Banconi-Dialakorodji- Nionsombougou : Le Ministre Dabo échappe à un lynchage

Ancien secrétaire général du même département, le nouveau ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, tente de se donner bonne impression. Mais sa responsabilité dans la récente  gestion du département qu’il occupe le rattrape. Sa visite sur le chantier de l’axe Banconi Dialakorodji-Safo-Nionsombougou de ce samedi 28 novembre 2020 a failli tourner au vinaigre, rapportent des sources dignes de foi.

Décidément, le ministre des Transports a fait une sortie ratée ce samedi, en tentant de dégager sa responsabilité dans le retard accusé dans les travaux du chantier Banconi Dialakorodji-Safo-Nionsombougou.  La population riveraine, remontée contre le retard dudit chantier et le refus d’arroser la route, inclus dans le cahier des charges,    a en effet voulu régler son compte au ministre en visite sur ledit chantier, rapporte-on.

Au cours de cette  visite, la population, souffrant le martyre dû au retard dans l’exécution du chantier, avec son corollaire de poussière rouge, a voulu échanger   directement avec le ministre Makan Fly Dabo.  Le public sur place était tellement surexcité que l’hôte du jour est passé à un doigt du tabassage.  Grâce à son ingéniosité, indique-t-on, le ministre a écourté son  temps à Dialakorodji. Malgré tout, certains le poursuivaient pour faire passer leur message.

Faut-il le souligner, si la population n’a pas réussi à lui asséner ses vérités crues, le maire de Banconi Dialakorodji ne s’est pas du tout montré tendre avec lui.  « Je veux vous tenir le langage de la vérité. Nous, en notre qualité de responsables des collectivités, sommes quotidiennement interpellés et assaillis par les populations riveraines  sur les conséquences de la poussière rouge sur la santé des familles», a-t-il souligné. Or, martèle le maire, depuis le lancement des travaux, ni un ministre ni un autre responsable du Département n’a effectué une visite sur le terrain.  Ce qui offusque davantage la population.  En plus, souligne-t-il, beaucoup de déguerpis n’ont pas été indemnisés.  Suite à ces différentes plaintes, le ministre Dabo  a promis de prendre en charge les doléances de la population.  De toute façon, le maire se dit  prêt  à dégager sa responsabilité de cette situation de plus en plus intenable.  Dans la mesure où l’état d’avancement  des travaux de ce tronçon de 57 km est estimé à seulement  56%. Malgré tout,  l’entreprise en charge de la question est curieusement chouchoutée par le gouvernement.

Le deux poids deux mesures du ministre Dabo

Lors de sa visite de chantier à  Sikasso, le ministre des Transports et des Infrastructures  avait menacé les entreprises travaillant sur les 10 km de voies urbaines et l’échangeur, les invitant à respecter le délai. Ce, sous peine de résiliation de leur contrat. Au regard  de son insistance, les responsables des ces entreprises avaient expliqué le retard dans l’exécution du chantier par l’instabilité institutionnelle, le retard de décaissement,  la Covid-19 et la  fermeture des frontières …. Malgré ces explications, le ministre Dabo  leur a tenu rigueur de respecter les délais contractuels, à savoir le 31 décembre 2020. Vu que le taux d’exécution des travaux n’était que de 70%, il sera quasiment impossible pour lesdites entreprises de  ternir le délai en un mois. Alors, pourquoi Makan Fily Dabo leur met-il autant de pression alors qu’il était Secrétaire général du département, donc censé connaitre les difficultés des entreprises, s’interroge-t-on.

Aussi, il ressort de cette visite que les personnes affectées par le PAP attendent leurs indemnisations. Ils ont voulu  saboter la visite du ministre à travers des barricades pour lui bloquer l’accès   à Sikasso. Après des conciliabules, le ministre Dabo les a rencontrés et a rassuré que l’Etat va les mettre dans leurs droits.

Les mêmes menaces ont été faites aux  entreprises travaillant entre la Tour de l’Afrique,  Niamana et l’échangeur du troisième pont.

Au même moment,  le chantier  Banconi-Dialakorodji-Safo-Nionsombougou, confié à l’entreprise Cogeb, dont le délai d’exécution était de 15 mois, accuse un grand retard. Démarré en 2017, le chantier a bénéficié de deux avenants de 12 mois. Et un autre au dernier conseil des ministres, qui proroge le délai jusqu’en février 2021. Pourquoi les autres entreprises ne bénéficient-elles pas d’avenant, murmure-t-on dans le milieu des affaires. Pire, lors de sa visite à Banconi-Dialakorodji, on a constaté que sur une bonne partie du tronçon, des matériaux de mauvaise qualité ont  été utilisés. En plus, l’entreprise est censée arroser la voie pour empêcher la poussière rouge, mais elle ne fait rien dans ce sens. Sur dénonciation du maire de Dialakorodji, le ministre a constaté le manque de sérieux de ladite entreprise dans l’arrosage de cette route.  Partant, il instruira à l’entreprise  de respecter le cahier de charges qui prend en compte l’arrosage.

Oumar KONATE

Source : la preuve 

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