Politique

SBM à propos d’un éventuel prolongement de la transition : “Toute tentative de la prorogation de la durée ne nous engage pas”

Afin de faire bloc contre le projet d’un éventuel prolongement du délai de 18 mois imparti pour la conduite de la transition, une quarantaine de partis politiques et de regroupements ont tenu un conclave le lundi 26 juillet, à l’hôtel de l’amitié. A cet égard, la classe politique dans sa diversité et sa majorité, a décidé de se retrouver pour réaffirmer d’abord son accompagnement pour une transition réussie, mais aussi, pour dire sa désapprobation à toute initiative ou plan d’action visant sa prorogation. Il s’agit notamment de la mise en place d’un Organe unique de gestion des élections fortement envisagée par l’actuel Premier ministre, Choguel K. Maïga.

De gros calibres de la scène politique nationale ont fait le déplacement pour assister à cette réunion. Parmi eux, l’on peut citer Dr Bocary Tréta (RPM), Soumeylou Boubèye Maïga (ASMA-CFP), Tiémoko Sangaré (ADEMA), Housseïni Amion Guindo (CODEM), Moussa Mara (YELEMA), Younouss Dicko (RDS), Oumar Ibrahim Touré (CDS).

Tous sont unanimes sur un point, les élections doivent être organisées dans le délai imparti conformément à la position du Peuple malien et de la Communauté internationale. D’après le président du parti ASMA-CFP, cette rencontre est l’occasion d’aborder un certain nombre de questions d’actualité dont les plus importantes portent sur le délai de transition. Aussi, a-t-il rappelé son attachement aux consensus interne et national qui se sont dégagés sur le délai de la transition. C’est-à-dire sur une période de 18 mois.

Par ailleurs, Soumeylou Boubèye Maïga a parlé du projet nourri par l’actuel Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga de mettre en place un Organe unique de gestion des élections. « Nous avons participé il y a quelques semaines à un atelier qui a été organisé par le Gouvernement sur l’organisation des élections. A cette occasion, il y a eu des termes de référence qui ont déterminé le processus qui devrait nous conduire à moyen terme à la mise en place de cet organe. Nous nous en tenons aux conclusions que nous avions de manière très majoritaire dégagées. Donc, pour nous, toute autre initiative qui se tient de manière parallèle et non réglementaire ne nous engage pas », a-t-il déclaré devant la presse.

Pour l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, président du parti Yéléma, l’ensemble des acteurs politiques présents ont affiché leur volonté commune d’accompagner la transition pour la bonne conduite des initiatives qui sont inscrites dans la Charte de la transition, mais surtout, dans le délai prescrit. « L’unanimité des participants veut que la transition ne dépasse pas les 18 mois et qu’elle s’achève au moment indiqué. Cela n’est pas l’illustration d’une opposition à qui que ce soit ni aux autorités ni au Gouvernement, mais l’affirmation d’un principe qui se trouve inscrit dans la Charte de transition et qui est repris par tous les cadres internationaux qui se sont penchés sur la question malienne ces douze derniers mois » a-t-il rappelé.

Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un cadre de suivi pour le respect du délai de la transition. « Notre souci c’est le pays parce que la transition est une période d’exception et elle doit rester courte et productive. Cela est indiqué par les autorités de la transition aujourd’hui ». Et d’ajouter : « Ce qui nous importe le plus, c’est qu’à la suite de la déclaration du Premier ministre devant le CNT, que très rapidement, si possible dès la semaine prochaine, qu’un nouveau chronogramme d’actes concrets à poser sur la période qui nous sépare du mois de février 2022 soit publié et que toute la classe politique, la Société civile et le Gouvernement travaillent dans l’inclusivité. Ce, afin que l’ensemble de ces tâches soient respectées et que la transition s’achève par des élections crédibles et transparentes ».

S’agissant d’organiser des élections dans le contexte sécuritaire actuel, Moussa Mara se veut rassurant, «  cela est possible parce que le pays a l’habitude d’organiser des élections dans des conditions sécuritaires difficiles. A l’entendre, les législatives 2020 ont été organisées dans plusieurs circonscriptions électorales du pays. « C’est  tout à fait possible, si nous nous y mettions tous et que nous abandonnions toute velléité par des manœuvres plus ou moins avouées de vouloir faire trainer la transition. Faire trainer la transition aujourd’hui ce n’est dans l’intérêt de personne ni des autorités de la transition ni du reste des Maliens »

Seydou Diamoutené 22 septembre

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