Vous devez respecter le droit d'auteur
Environnement

Route Gao-Sevaré : s’adapter ou supporter

Depuis plusieurs années, en plus de l’état de la route, le banditisme a coupé l’envie à beaucoup de maliens d’emprunter la route RN8 pour se rendre à Sevaré ou à Gao. Ceux qui n’ont pas des relations pour avoir des places de vol Minusma, préfèrent traverser le Niger et le Burkina Faso pour arriver en toute sécurité à Bamako.

Le risque de se faire attaquer par des bandits armés sur cet axe est grand. Ils braquent les passagers, les dépouillent de tout bien précieux et n’hésitent pas à violenter et à violer des femmes.

C’est surtout entre Gao et Gossi et entre Hombori et Gossi que cette activité malsaine s’est développée avec des hommes armés pouvant surgir de nulle part. C’est une zone qui est sous contrôle de ces mêmes groupes armés qui prétendent se battre pour des communautés qu’ils n’hésitent pas à dépouiller.

Ce calvaire a poussé nos autorités à mettre en place un dispositif sécuritaire qui consiste à escorter par des militaires les bus des passagers de Gao à Hombori et de Hombori à Gao. Bien qu’ayant soulager les passagers qui ne se font plus braquer, depouiller, violenter ou violer, c’est un dispositif très lent.

Avant, chaque jour, au moins un bus pour chaque compagnie de Transport voyage sur cet axe. Aujourd’hui, avec l’escorte militaire, c’est deux fois par semaine ou souvent une seule fois.

Arrivés de Bamako à Hombori, les passagers sont obligés d’attendre l’escorte militaire qui quitte Gao et cela peut prendre 2, 3, 4 jours voire même une semaine. Ce qui a permis le développement d’autres alternatives de transport pour arriver à destination à temps.

Les passagers qui sont pressés d’arriver à Gao, prennent des pickups dans lesquels ils s’entassent à plus de 10. Contrairement aux bus des compagnies qui sont attaqués par des bandits sans l’escorte militaire, ces pickups ne se font jamais attaqué par qui que ce soit.

Ce qui pousse à se poser la question pourquoi et se demande si ce n’est pas “le chat qui tente de soulager la souris qu’il ne peut plus attaquer”.

Ce calvaire a permis le développement d’un véritable business sur cet axe. En plus de ces pickups, des nouvelles activités ont vu aussi vu le jour dans les lieux d’escale où les passagers passent plusieurs jours à attendre l’escorte militaire.

Kanfari Sonni Anass Maiga

Source : Malicanal.com

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *