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Répression des libertés en Égypte : “Personne n’est épargné” – MALI CANAL
Société

Répression des libertés en Égypte : “Personne n’est épargné”

Samedi se déroulera en Égypte, le procès de Amal Fathi, une militante des droits de l’Homme et est attendu le verdict de celui de Mahmoud Abu Zeid photojournaliste alors que Amnesty International dénonce la répression systématique des libertés.

Le procès de la militante des droits humains Amal Fathy, en prison depuis mai, s’ouvrira samedi 8 septembre en Égypte. Elle est accusée d'”incitation à renverser le régime” d’Abdel Fatah al-Sissi pour avoir dénoncé des faits de harcèlement sexuel et vivement critiqué les institutions égyptiennes dans une vidéo de douze minutes sur son compte Facebook, publiée en mai.

Ce même jour est attendu le verdict du procès, qui s’est tenu en juin, du photojournaliste Mahmoud Abou Zeid, en détention préventive depuis cinq ans pour avoir exercé de manière professionnelle son métier de journaliste. Connu sous le pseudo de Shawkan, il a été arrêté avec plusieurs centaines de personnes en 2013 lors d’un sit-in de sympathisants pro-Morsi après l’éviction de l’ex-président égyptien.

Accusé d’une vingtaine d’infractions, dont celles d'”incitation à enfreindre la loi”, d'”appartenance à un groupe illégal” et de “meurtre”, il encourt la peine capitale. Pour France 24, Katia Roux, chargé de plaidoyer à Amnesty International revient sur la dégradation de la situation des droits humains en Égypte depuis la prise de pouvoir du maréchal Sissi en 2013.

France 24 : Les cas d’Amal Fathi et de Mahmoud Abou Zeid en disent-ils long sur la situation actuelle des droits de l’Homme en Égypte ?

Katia Roux : Ce sont des cas assez emblématiques et choquants d’injustice. Ils illustrent tristement la répression sans précédent qui s’abat sur la société civile égyptienne, avec des autorités qui tentent par tous les moyens de réduire au silence toute voix critique.

Que risquent-ils concrètement ?

Dans le cas d’Amal Fathi, le procureur a enquêté sur le chef de “diffusion d’une vidéo incitant à renverser le gouvernement”, de “diffusion de fausses informations susceptibles de nuire à la sécurité nationale”. Ce sont des chefs d’accusation absolument fallacieux, qui ne tiennent sur rien et qui sont juste un prétexte pour maintenir en prison et faire taire. Il est difficile de dire la peine qui sera requise pour Amal Fathi.

Source:France24

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