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Rapport de l’Oclei : une violation de l’accord gouvernement / Syntade

Après la sortie en de pareille circonstance du Procureur anti-corruption, Kassogué, qui a mis sous mandat de dépôt le président de l’APCAM et qui a suscité un vrai débat sur la lutte contre la corruption, voilà que le président de l’Office Central de Lutte Contre la Corruption et l’enrichissement Illicite (OCLEI) révèle à travers une conférence de presse un rapport qui épingle trois fonctionnaires d’Etat. Tollé, surprise au niveau du SYNTADE. En tout cas, cette sortie selon nos informations, constitue aux yeux du Syndicat National de l’Administration d’Etat (SYNTADE), une violation par l’Etat de la trêve signée le 13 novembre 2017. Dans ce procès-verbal de conciliation, le gouvernement s’est engagé «  à suspendre les activités publiques de l’OCLEI jusqu’à la promulgation  de la nouvelle loi et de ses décrets y afférents ».

Voilà que contre toute attente, cette structure, surprend par son rapport rendu public la semaine dernière. Une sorte de pieds de nez au SYNTADE.

Rappelons que la signature de cette trêve SYNTADE/Gouvernement est survenue lorsque le premier avait déposé un préavis de grève si « la Loi N°2014-015 du 27 mai 2014 n’était pas abrogée purement et simplement ainsi que toutes les dispositions qui s’y attachent». C’est fort de ce droit inaliénable des travailleurs du SYNTADE que le gouvernement a demandé la mise en place d’une commission de conciliation composée des deux parties, sans l’OCLEI. Si du côté du gouvernement Mme Diarra Racky Talla, alors, ministre du Travail, de la Fonction Publique, chargé des Relations avec les Institutions, était épaulé par M. Mamadou Ismaël Konaté, alors Ministre de la Justice, garde des Sceaux ; du côté du SYNTADE, M. Ali Ousmane Dao, était chef de la délégation. Durant quatre jours, c’est à  dire les 20, 23 et 24 octobre ainsi que le 03 novembre 2017, les membres de cette commission se sont réunies et avaient planché sur les revendications du SYNTADE. C’est au sortir de cette réunion que le gouvernement « s’est engagé à mettre de commun accord avec le SYNTADE, une Commission de travail composée des représentants des deux parties sans l’OCLEI, de la commission de conciliation et des experts internationaux pour identifier les difficultés et insuffisances issues ou constatées dans la mise ne œuvre de la Loi 2014-015 du 27 mai 2014 afin d’arrêter des mesures correctives ». Entre temps, précise l’accord : « le gouvernement s’est engagé à suspendre les activités de l’OCLEI jusqu’à à la promulgation de la nouvelle loi et des décrets y afférents, éventuellement ».

A sa grande surprise, le SYNTADE par voie de presse découvre le rapport de l’OCLEI pourtant, les syndicalistes après la signature de la trêve avec le gouvernement qui a vu leur grève du 06 novembre au 10 novembre suspendu, sont surpris. D’où cette levée de boucliers pour dénoncer cet acte du gouvernement qui selon, un membre du SYNTADE et non le moindre « viole allègrement» la trêve et ne donne plus le choix au SUNYTADE d’agir.

Il faut dire que le SYNTADE s’était félicité de l’engagement de l’Etat à corriger « toutes les inconvenances et apporter les correctifs nécessaires ». Mieux, le même syndicat en apprenant que l’OCLEI harcelait certains de ses membres en les menaçant de poursuites judiciaires s’ils ne répondaient à ses sollicitations, a écrit au gouvernement en décembre dernier rappelant la trêve signé le 13 novembre 2017 qui a vu les autorités s’engager à suspendre les activités de cette structure. Pourtant indiquent nos sources, le SYNTADE en apprenant les activités de l’OCLEI avait demandé au gouvernement de les arrêter, en vain. De nos jours, avec son rapport (l’OCLEI), cette structure décriée en sa forme actuelle par le SYNTADE, persiste et signe crispant une atmosphère de méfiance, travailleurs du SYNTADE et le gouvernement.

Affaire à suivre !

Bokari DICKO

Source : Mali demain

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