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Société

Qui pour diriger la transition ? : Me Moustapha Cissé, un pur-sang bien indiqué

Les journées de concertation nationale sur la Transition ont vécu. S’il y a une question qui a le plus préoccupé les participants à travers cinq groupes de travail, c’est bien celle du profil de l’homme ou de la femme, civil ou militaire, à qui doit être dévolue la lourde charge de présider la République et qui doit veiller à la bonne tenue des futures élections générales devant permettre au Mali d’avoir un fonctionnement normal de ses institutions afin de reprendre l’initiative historique, sa marche en avant.

Ce profil a été dégagé, tout le monde s’accordant sur un citoyen honnête, intègre, compétent, sans antécédents judiciaires fâcheux. Chacun y va de ses propositions, depuis bien avant les concertations nationales. Parmi les personnalités dont les noms circulent le plus, en raison de leur solidité intellectuelle et de leur probité morale à toutes épreuves, figure Me Moustapha Cissé, l’actuel Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali depuis 2019. Né à Niamey (République du Niger) en 1958, il s’appelle à l’État civil Moustapha Sidi Mahamane Cissé. Après de brillantes études scolaires, il obtient son Baccalauréat (1ère et 2ème parties en série Philo-langues) au Lycée franco-arabe de Tombouctou en 1978. Ce qui lui ouvre les portes de la prestigieuse École nationale d’administration de Bamako (E.N.A.) Il y décrochera la Maîtrise en Droit avec mention “assez bien” en 1984. Le voilà qui, après consolidation de son bagage intellectuel, s’inscrit au Barreau du Mali le 11 février 1987, non sans se soumettre la même année au nécessaire stage au cabinet de Maître Bécaye N’Diaye, avocat, ancien magistrat et ancien premier Président de la Cour suprême du Mali, puis dans le cabinet du célèbre avocat Me Demba Diallo dit “Ça goloba” de 1988 à 1989.

Il deviendra ainsi, de 1990 à 1994, avocat associé au cabinet du même Me Demba Diallo qui fut Bâtonnier et Médiateur de la République. Il faut signaler que c’est en France qu’il passera son stage de perfectionnement au Barreau de Paris. Depuis, Me Moustapha Cissé gravira les échelons de l’Ordre et il jouera des rôles de premier plan dans plusieurs organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme. Membre du Conseil de l’Ordre des avocats, président de la Commission des droits humains (2013), avocat fondateur en 2010 du Scpa Ke Sankoré (Cabinet d’avocats associés), membre du Conseil de l’Ordre des avocats du Mali… Ce sont les expériences professionnelles de Me Moustapha Cissé au service du Mali et de l’Afrique. Il est consultant/participant à l’élaboration du rapport intitulé : “État de la gouvernance au Mali “, document du Pnud, Mali en 2004. Ce qui le fera remarquer et lui valoir expert électoral international auprès du Bureau de l’Envoyé spécial de la Cedeao au Togo du 08 mars 2005 au 04 juin 2005. Une confiance qui le conduit à devenir, du 09 au 16 novembre 2005, membre de la mission francophone d’observation du premier tour de l’élection présidentielle (13 novembre 2005) au Burkina Faso. Depuis, il est sur les marches des missions et médiations partout où la compétence, la rigueur et l’honnêteté sont les critères d’invitation. Me Cissé dirigera la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) du Mali du 06 juin 2001 au 29 novembre 2002. De l’avis de tous, c’est son savoir-faire et sa droiture qui ont permis la réussite parfaite des élections de cette période, les plus saluées de l’histoire démocratique du Mali. Bref, Me Moustapha Cissé est un pur-sang, de la race recherchée des hommes d’une intégrité incontestable, à la conduite quasi angélique. Il est marié et père de trois enfants.

Birama FALL Source : le pretoire 

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