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Editos / Contributions

Premier tour des Législatives au Gabon: Ces grands oubliés

Les maliens de la diaspora, estimés selon plusieurs sources à quatre millions de personnes, soit un quart de la population malienne, contribuent pleinement au développement économique et social du Mali. Par conséquent, il est important, voire impératif de leur accorder les mêmes droits que les autres maliens, notamment le droit de vote et d’éligibilité aux élections législatives. Ils seront associés aux décisions politiques les concernant.
Les maliens résidant à l’étranger, composés d’ouvriers, des vigiles, d’opérateurs économiques, d’intellectuels, contribuent activement à la vie économique du Mali, à travers les transferts de fonds et divers investissements. Ils assurent l’équilibre financier et la cohésion de millions de familles maliennes.
Ces maliens, malgré les difficultés économiques, ont répondu instantanément à l’appel du Mali pour apporter un soutien significatif à l’Armée malienne.
Des veilleurs de nuit, des jardiniers, des ouvriers et autres ont cotisé d’énormes montants pour venir en aide à notre armée.
Pour une meilleure prise en charge de leurs situations spécifiques, les maliens de la diaspora doivent participer pleinement à la représentation parlementaire afin d’être parmi les décideurs et acteurs politiques du Mali. Ceci permet d’améliorer les contributions des Maliens de l’extérieur au développement socio-économique du Mali.
Il est reconnu de tous qu’une réforme de la Constitution de 1992 est nécessaire pour une bonne marche de la démocratie. Cette réforme que nous appelons de tous nos voeux, doit “réparer” cette injustice.
Le Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, depuis sa création, ne prend pas en compte les problèmes des maliens modestes de la diaspora. Ces dirigeants, obnubilés par les honneurs, donnent l’impression que les maliens de l’extérieur “roulent sur de l’or”. Le Haut Conseil n’assure pas la représentativité des maliens de l’extérieur.
Donc, il est temps que cette catégorie des maliens oubliés et ignorés des élections législatives, aient des députés à l’Assemblée nationale pour participer au travail législatif et au contrôle de l’action gouvernementale.
En plus, ces élus seront à l’écoute des maliens de l’extérieur pour pouvoir les aider à résoudre les problèmes et les difficultés auxquels ils sont confrontés.
Pour rappel, la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 introduit la représentation à l’Assemblée nationale des français établis hors de la France. Donc les difficultés techniques évoquées par des acteurs mal intentionnés ne sont pas réelles.
Pour une refondation de l’État, une amélioration du fonctionnement des institutions, une prise en charge de toutes les spécificités est nécessaire aujourd’hui dans notre pays.
Moussa DANIOKO et Makan SALL, depuis Libreville au Gabon
Source: L’indépendant du 26 novembre 2013

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