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Pour un Mali nouveau : il faut le changement du tout au tout ! – MALI CANAL
Politique

Pour un Mali nouveau : il faut le changement du tout au tout !

 «La période que nous avons abordée exige que nous luttons contre nous-mêmes, contre notre tendance à la jouissance immédiate des biens matériels. Le succès de cette lutte que nous devons mener de façon rigoureuse et implacable, conditionne tout l’avenir de notre action politique, dans l’immédiat, à moyen terme et à long terme.» (Kim Il Sung).

D’un Mali nouveau, il est aujourd’hui question à toutes les lèvres, dans les coins et recoins du pays, dans les stades, dans les salles de gymnastique, à l’école, dans les camps des Forces de défense et de sécurité (FDS), dans nos marchés, dans nos maisons et lors des cérémonies de mariage et de baptême.

Le constat est aujourd’hui accablant: le Mali est totalement souillé tant de l’extérieur que de l’extérieur.

De l’extérieur, le Mali subit les affres de l’ingérence coloniale française dans nos affaires intérieures. Hier, la France a travaillé à extravertir  toutes nos valeurs socio-économiques, politiques et culturelles. Jules Ferry disait: «Rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde pour une grande nation comme la France, c’est abdiquer et, dans un temps plus court que vous pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième et au quatrième…».

À la faveur du coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le Mali est censé amorcer un nouveau départ tout au moins c’est le vœu pieux de tous les Maliens dignes de ce nom. Pour ce faire, il importe que tous comprennent que la France ne peut, un seul instant, œuvrer pour le mieux- être de notre peuple travailleur.

Il s’agit donc aujourd’hui d’arracher des serres de la France néocolonialiste notre liberté et notre dignité en vue d’une vie décente, de conditions matérielles respectables, pour une indépendance nationale réelle. Il faut donc engager la lutte sans merci contre le colonialisme français pour des relations d’équité et de respect mutuel entre la France et notre pays. Cette lutte est indispensable si nous voulons avec la France une coopération de type radicalement nouveau. Ainsi, notre peuple brisera à jamais les chaînes de l’esclavage français. À cette seule condition, notre peuple recouvrera sa dignité et donc sa grandeur d’antan.

Modibo Keïta disait avec juste raison: «Quand un peuple est dans l’esclavage, la dignité consiste à conquérir sa liberté, mais quand cette liberté est conquise, la dignité consiste pour lui à vivre décemment, c’est-à-dire dans des conditions matérielles satisfaisantes et stables alors que la grande majorité ne dispose pas toujours de l’indispensable…» Cette lutte contre l’ingérence française dans les affaires intérieures de notre pays est incontournable pour tous les Maliens qui réalisent la responsabilité de la France dans la rébellion touareg contre notre peuple travailleur et l’intrusion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la gestion de la transition après l’échec cuisant des démocrates criquets qui changent de parti politiques  et de couleurs comme des caméléons.

Pour tous ceux qui se battent au Mali contre la délinquance financière, la corruption, la surfacturation, il urge d’écarter purement et simplement tous ceux qui se sont rendus coupables des forfaitures qui ont mis notre pays dans la merdre.

Toute démocratie qui vise à remettre en selle ces hommes et femmes qui ont pillé notre pays est à combattre pour que plus jamais le Mali ne soit comme avant. Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) doit s’assumer une fois encore s’il veut fonder un Mali nouveau. En tout cas, le Mali est tombé car dans ce pays, la grandeur d’âme est perçue comme un crime horrible. Il faut donc se convaincre que la refondation du Mali n’est possible que lorsque la transition tournera ses yeux vers l’avenir et non vers le passé.

Le Professeur Issa N’Diaye, alors ministre de l’Éducation nationale de la transition de1991, disait dans le N°119 du journal Aurore: «On ne peut pas opérer certains changements en gardant les mêmes hommes qui, depuis, ont été habitués aux mêmes méthodes de travail.» C’est donc dire qu’il faut une refondation politique de notre pays et de son administration. Cela est un impératif catégorique quand on sait que la classe politique malienne est tombée dans le plus grand discrédit, réduit la démocratie à des élections qui se résument vraiment dans l’achat des consciences, le bourrage des urnes, la falsification des résultats au bénéfice des alliances contre nature, hétéroclites et dénuées de tout souci de servir le peuple malien.

Tout le monde convient aujourd’hui que l’administration malienne est sérieusement gangrénée par la corruption, l’absentéisme: le mérite n’est pas récompensé et la faute se solde par la nomination de l’agent fautif à un poste de responsabilité plus élevé. Dans ces conditions, une telle administration ne peut contribuer à la refondation du Mali.

Au niveau de nos services de santé, le ouf de soulagement n’est pas pour demain. Cela se passe de tout commentaire quand on sait que les hommes de blouse blanche dans leur majorité, servent mieux les cliniques privées aux dépens de nos centres de santé où ils touchent des salaires prélevés sur le contribuable malien.

Une classe politique nouvelle œuvrera pour une société civile nouvelle totalement à l’antipode des contrefaçons peu recommandables. Cette société civile de type nouveau s’attèlera à défendre les intérêts supérieurs du peuple malien épris de justice et d’équité sociales.

Aujourd’hui, la bonne moralité est perçue chez nous comme signe de malédiction. Le Malien se caractérise de nos jours par l’affairisme, les combines machiavéliques dignes d’un autre temps, la recherche de l’argent facile. Surtout, l’oisiveté est aujourd’hui une peste chez nous: ceux qui travaillent vivent dans le dénouement complet et ceux qui ne font rien roulent dans la bombance la plus arrogante.

Contre cette souillure du Malien, il n’y a qu’une seule attitude à tenir si nous voulons fonder un Mali nouveau: mener le combat sans merci contre la tendance générale à la jouissance immédiate des biens matériels.

Kim Il Sung disait sans ambages: «La période que nous avons abordée exige que nous luttons contre nous- mêmes, contre notre tendance à la jouissance immédiate des biens matériels. Le succès de cette lutte que nous devons mener de façon rigoureuse et implacable, conditionne tout l’avenir de notre action politique, dans l’immédiat, à moyen terme et à long terme.»

Pour une refondation du Mali, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et le président de transition doivent avoir présent à l’esprit que c’est au nom de la démocratie que des hommes et des femmes se sont livrés à cœur joie à la corruption, à la délinquance financière, à la surfacturation, bref à toutes les contrefaçons qui gangrènent aujourd’hui le Mali dit ‘’Démocratique’’.

Pour le besoin de la cause, il faut l’audit de la nation suivi du nettoyage véritable dans tous les domaines de la vie nationale. Pour ce faire, personne ne doit être au-dessus de la loi. C’est dire que notre pays a besoin aujourd’hui d’une justice révolutionnaire, équitable pour tous les Maliens. Comme pour dire que pour un Mali nouveau il faut un changement radical, du tout au tout à l’avantage des masses laborieuses. Ce changement, s’il ne doit pas être de façade, doit tout revoir à commencer par le financement des partis politiques.

L’on dénombre aujourd’hui, plus de cent (100) partis politiques avec un dénominateur commun: tous, hier comme aujourd’hui, jurent de défendre les intérêts fondamentaux de notre peuple travailleur. Quel bluff ! En tout cas, les dirigeants maliens doivent cesser de jeter l’argent du contribuable malien par la fenêtre pour soutenir des partis politiques à la solde d’un homme ou d’une famille. Celui qui ne peut faire fonctionner son parti par ses propres moyens  ne mérite pas d’en créer. Les membres du CNSP ont vu tous les politiciens à l’œuvre.

En conséquence, ils doivent assimiler ces conseils précieux de Lénine qui disait avec juste raison: «Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïfs des autres et d’eux-mêmes, tant qu’ils n’auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales, à discerner les intérêts de telles ou telles classes On doit juger les hommes par ce qu’ils font et non par leurs paroles.

Fodé KEITA

Source : L’Inter de Bamako

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