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Pour la stabilisation politique, IBK a-t-il raté la carte ATT ? – MALI CANAL
Politique

Pour la stabilisation politique, IBK a-t-il raté la carte ATT ?

Si l’incendie du bra-de-fer post-électoral n’a l’air de s’éteindre aussi rapidement qu’on s’y attendait, la faute revient en grande partie au nouveau pouvoir d’IBK. Toujours vaillamment contesté par le camp de l’opposition, le président sortant ne propose toujours de recettes autres qu’une solution répressive qui tranchent visiblement avec la main-tendue qu’il n’a de cesse de ressasser au camp d’en face. Aucune action concrète n’a été en tout cas initiée en direction de son challenger malheureux en dehors des intentions déclarées de rassembler pour construire. Conséquence : les orgueils continuent de se frotter et les mouvements de contestations se succèdent mettant à mal l’atmosphère de quiétude indispensable à la gestion des priorités essentielles du pays. Le récent passage d’ATT aurait pu servir de déclic à un apaisement. C’est ce qu’estimaient certains cercles du pouvoir enclins à utiliser la notoriété de l’ancien président pour une médiation entre Soumaïla Cissé et le pouvoir. Leur initiative a été malheureusement rabrouée par une tendance hostile à toute implication susceptible de ressusciter ATT que certains paraissent déterminée à étouffer politiquement. Il se susurre qu’une rencontre prévue à cet effet entre l’ancien président et des cadres du Rpm a même avorté faute de consensus entre Tisserands autour de l’initiative. IBK a ainsi peut-être raté une occasion en or de conforter son second mandat par une fumée de calumet avec ses contestataires.

le contentieux du Point G porté aux instances sous-régionales de justice

Après un certain verdict bigarré des ultimes instances juridictionnelles du Mali, on croyait le contentieux successoral à la direction de l’Hôpital du Point G définitivement éteint. C’est compter sans la pugnacité de l’un des protagonistes, en l’occurrence l’ancien DG remplacé en violation des textes relatifs aux principes d’organisation et de fonctionnement des services publics. Professeur Cissé – c’est de lui qu’il s’agit – n’éprouve aucune lassitude dans sa bataille contre l’installation mitigée du Dr Diallo, lequel occupe son fauteuil sans appel à candidature. Après une suspension du décret de nomination contesté puis le rejet de son annulation par la Cour suprême, l’ancien DG Cissé est loin de s’essouffler. De source bien introduite, l’affaire est en effet poursuivie par-devant les instances juridictionnelles de la sous-région, auxquelles il revient désormais de départager les parties sur leurs arguments suivants : l’Etat malien estimant être en droit de contourner la loi au nom du défaut de décret d’application, tandis que le Pr. Cissé et l’avocat Hassan Barry soutiennent que l’entrée en vigueur de la lettre circulaire de la Primature sur la question en fait une pratique voire une tradition administrative bien ancrée. Dès lors, toute mesure ou procédure de nomination différente est nul et de nul effet, estiment-ils.

 l’Assemblée nationale face à une invasion de préservatifs

Exécrable ! Difficile d’utiliser les toilettes de l’hémicycle sans être heurté par la surprenante abondance de condoms abandonnés dans les chasses d’eau. Le phénomène est surtout accentué par une pénurie d’eau assez fréquente dans le secteur et qui n’épargne pas l’institution. Faute donc de pouvoir évacuer leurs réservoirs de sperme, leurs usagers s’en débarrassent sans aucune précaution. Mais, disons-le tout de suite : les principaux occupants des lieux, les députés en l’occurrence, sont hors de cause, selon toute évidence. Les hypothèses convergent toutes vers les habitants nocturnes. Il s’agit des éléments de la Garde Nationale qui peuplent nuitamment les allées désertes de l’Assemblée nationale et les transforment en aire d’orgies aussitôt la nuit tombée. Leur clientèle est choisie le plus souvent parmi les vendeuses des alentours qu’on peut voir pulluler à la devanture de l’hémicycle dès le crépuscule. Recoupements faits, il nous revient qu’elles se font généralement rémunérer en nature, c’est-à-dire service rendu contre service rendu. En effet, l’occupation des servitudes de l’hémicycle étant interdite aux vendeuses, il suffit pour une marchande d’être prise en défaut pour tomber dans la nasse des chasseurs de belles-de-nuit. Les tractations pour libérer les marchandises saisies ne se déroulent jamais de jour et se poursuivent la nuit jusqu’aux toilettes de l’hémicycle. A leur décharge, toutefois, les précautions de protection pour limiter les MST.

les tresses en voie de disparition

Les femmes et jeunes filles maliennes ne sont plus friandes de tresses à la mèche. Très prisée et répandue dans un passé encore récent, l’utilisation de cette forme de coiffure cède progressivement le terrain aux perruques. Et pour cause, de plus en plus nombreuses sont les utilisatrices qui estiment que celles-ci, en plus d’être beaucoup plus pratiques, reviennent beaucoup moins chers. Une perruque dure en effet plus longtemps que les tresses à usage unique et semble par-dessus le marché mieux adapté aux obligations religieuses. En clair, l’eau des ablutions atteint moins facilement une tête tressée tandis que la perruque est facilement démontable à toutes les occasions, y compris pour le sommeil et même les grandes ablutions. Il en résulte, en tous les cas, que les femmes n’ont recours aux tresses que très exceptionnellement, au grand dam des commerçants de mèches logiquement contraints d’adapter leurs offres de matériaux de coiffure au nouveau goût de leur clientèle.

Pithiou Traoré dans la course en Commune IV

Pour ceux qui ne le savent pas, c’est «Pithiou» est le petit nom de la fille de l’ancien président de la République sous la transition, Dioncounda Traoré. De son vrai nom Assiétou Traoré, c’est sur elle que les Abeilles de la Commune IV ont jeté leur dévolu comme porte-étendard aux législatives. Très active dans la réélection du président de la République sortant, Pithiou aura surtout été retenue au bénéfice du quota des femmes qui exige de chaque liste de deux candidats que l’une des composantes soit de sexe opposé. Sa famille politique, l’Adema-PASJ, ira probablement aux législatives en alliance avec le RPM dont le choix du candidat est pour l’heure problématique. Or la fille de l’ancien président entame une carrière politique avec le lourd défi de perpétuer dans la famille une tradition parlementaire après le père élu par deux fois dans le Cercle de Nara. A noter par ailleurs que sa liste sera probablement opposée à celle de Moussa Mara de Yelema, qui compte bien profiter des législatives pour reprendre le contrôle de son fief et s’assurer un rebond politique après une présidentielle ratée.

Karim Keita accepte de s’effacer

Le député Karim Keita, fils aîné du président de la République, a probablement compris qu’il est plus utile à la famille présidentielle en gardant le profil bas qu’en optant pour l’exhibition. Après la cérémonie de prestation de serment où il était beaucoup moins dense sur les écrans, il n’a été pratiquement pas aperçu lors de la cérémonie commémorative du 22 septembre où les forces armées étaient à l’honneur. Quoi qu’au cœur de la réforme ayant servi de boussole aux avancées militaires dont se prévaut le premier quinquennat de Keïta Père – en tant que président de la Commission Défense et Sécurité depuis 5 ans -, Keïta Fils a visiblement tiré les conséquences des frustrations et commérages que suscitent son omniprésence publique. On se souvient qu’il s’était illustré par une posture beaucoup plus agressive lors d’un certain passage d’Emmanuel Macron à Gao où il a maladroitement surplombé le ministre de la Défense dans le protocole.

Ras Bath perd foi en Soumaila Cissé

Le célèbre chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, n’a visiblement plus le même cœur à l’adversité que pendant la période préélectorale. Et plus il s’échine à l’envelopper tant par des explications tirées par les cheveux que par une certaine assiduité aux corvées de rue  du front de la contestation, ses efforts de loyauté cachent mal un essoufflement d’autant plus évident qu’il transparaît tout au moins dans la rupture avant terme du contrat passé avec Soumaïla Cissé. Ses engagements envers le chef-de-file de l’opposition devaient logiquement courir jusqu’aux législatives et le positionnement de la dizaine de candidats à la députation sous la bannière CDR. Et patatras, l’éminent activiste bat en retraite vers la société civile, ses origines, sans mot piper sur la poursuite de son combat électoral à la députation. Tout indique, en définitive, qu’à défaut d’une loyauté relativement affecté, Ras Bath a manifestement perdu foi en la capacité de son allié politique à charrier quelques prétendants à des sièges parlementaires.


la belle revanche du 33è Régiment des Commandos

A l’appel d’IBK pour fêter à la fois son second mandat et le 58 ème anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté, les différentes unités de l’armée nationale ont répondu présentes sur l’Avenue du Mali où le public a massivement convergé pour assister à un défilé de près de quatre heures d’horloge. En présence d’illustres convives étrangers dont une dizaine de chefs d’Etat et de Gouvernement c’est une armée ressuscitée et apparemment bien équipée qui est passée à la démonstration pour exhiber ses spécificités. Y figure aussi des éléments étrangers, en l’occurrence les Tchadiens, la force africaine la plus engagée au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Leur passage aura été aussi impressionnant que leurs sacrifices sur le terrain et arrache une salve d’applaudissements au public du 22 septembre. Tout aussi tonitruantes les ovations ayant accueilli le passage des Commandos parachutistes, qui les ont finalement amplement mérité en bouclant en beauté la cérémonie par une prestation digne de leur réputation. La plus belle revanche pour le 33è Régiment des Commandos Paras qui allait payer de leur disparition complète la chute d’ATT, après que plusieurs dizaines d’entre eux ont été victimes de liquidation physique dans la foulée de l’affrontement entre bérets-rouges et bérets-verts.

Une jeunesse en guerre contre l’état des routes
Comment le commerce tue la route du développement au Mali

«La route du développement passe par le développement de la route». Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, la formule vient de Ousmane Issouf Maiga, lors d’un passage en qualité ministre de l’Equipement et des Transports à l’Assemblée nationale alors présidée par IBK, dans le cadre d’une interpellation très corsée. Ironie du sort, les routes maliennes n’ont jamais été dans un état aussi piteux et exécrable que depuis que l’ancien détenteur du perchoir s’est hissé au sommet de l’Exécutif. Non seulement son premier quinquennat n’en a pas encore réceptionné de nouvelles infrastructures, mais aussi le capital d’équipements légué par les prédécesseurs est menacée de dilapidation irréversible, faute d’entretien. Las de supporter les désagréments et supplices d’enclavement imputables à l’état des routes, usagers et riverains sont montés au créneau à certains endroits, la semaine dernière, pour exercer et accentuer la pression sur les autorités. Leurs actes de désobéissance civile ont finalement eu une résonance satisfaisante, du moins à Kati et Kolokani où des gages ont été donnés aux populations pour rendre plus praticable la RN3. Mais le problème est beaucoup plus profond et va au-delà du seul tronçon concerné, lequel met en exergue une brûlante problématique des routes en général liée à moult facteurs. Primo, il est étonnant que les routes maliennes soient l’objet d’une maltraitante aussi impitoyable alors que les structures chargées de les entretenir disposent des ressources publiques les pérennes pour l’accomplissement de cette tâche. L’AGEROUTE, par exemple, est alimentée par la contribution des usagers à un double niveau : le droit de péage pour l’interurbain et les prélèvements au Contrôle Technique sur l’ensemble des véhicules. Lesdites ressources n’étant tributaires d’aucun aléa, leur indisponibilité pour servir à l’entretien des infrastructures routières peut s’expliquer autrement que par leur orientation vers d’autres destinations voire un détournement.
Il n’est toutefois point évident que leur utilisation à bon escient aurait  solutionné la complexe équation des routes au Mali. Et pour cause, une autre inconnue très peu explorée réside dans leur dégradation par la densité d’une activité commerciale à l’aveuglette. Ses acteurs n’ont naturellement cure des conséquences de leur dessein vénal impudique et ne connaissent aucune limite aux pratiques subversives de la place du commerce dans le développement économique. Par-delà les manœuvres pour enfermer l’économie dans un régime d’importation abusif des exonérations (au grand dam d’une production nationale porteuse d’emplois), les normes sous-régionales de pesage applicables aux trafics sont allègrement foulées aux pieds. Et le bakchich perçu en lieu et place des pénalités n’est qu’une licence à la surcharge et à la dégradation des infrastructures que les prélèvements au péage ne peuvent suffire à compenser. Il en résulte à la longue une double peine pour l’usager ordinaire condamné d’une part à contribuer pour des routes à peine praticables et, d’autre part, à faire les frais des implications des mauvaises routes en termes de surcoût du transport transposable sur le prix à la consommation.

A Keïta

Source :Temoin

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