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Economie

PENURIE de GAZ : Pour faute de moyen financier, les professionnels du gaz ne peuvent plus importer

Selon Oudiari Diawara, président du groupement des professionnels de gaz domestique, la pénurie de gaz au Mali s’explique par l’incapacité des entreprises à importer le gaz à cause d’un problème de trésorerie. Il précise qu’il n’y a pas de grève, ni de rétention de gaz.

« L’Etat doit nous rembourser environ sept milliards de F CFA pour nous permettre d’approvisionner le pays en gaz« , a affirmé hier le président du groupement, Oudiari Diawara, gérant de Sodigaz, au cours d’un point de presse. « Nous sommes en difficulté pour manque de fonds, d’argent« , précise-t-il.

Selon lui, depuis plus de trois décennies, le Mali, à l’instar des autres pays du Cils a institué la subvention du gaz pour préserver l’environnement. Le gaz, ajoute-t-il, a été trouvé comme moyen palliatif pour soutenir les populations. « Contrairement à ce que certains pensent, l’Etat ne soutient pas les opérateurs gaziers, mais plutôt les populations. Les opérateurs maliens achètent le gaz à Dakar, Abidjan, Niamey ou ailleurs, puis ils le transportent au pays en payant les taxes et autres frais. Nous vendons le gaz ici à un prix moyen au profit de la population« , explique M. Diawara.

Ainsi, c’est l’Etat qui détermine la structure du prix qui donne le kilo à 1004 F CFA. Six kilos fait donc 6025 F CFA. Mais, ces bouteilles de six kilos sont vendues à 3500 F CFA. C’est l’Etat qui se propose de rembourser plus de 2 525 F CFA, appelé différentielle de prix. Selon nos informations, c’est à travers l’Amader que l’état général des arriérés est fait et le mandat est envoyé au trésor pour payement. Depuis octobre 2018, les opérateurs n’ont pas été payés, ce qui a provoqué une crise de trésorerie. « Nous avons donc arrêté nos activités vers novembre 2019. Avant, nous avons informé le ministre du Commerce et de l’Industrie de cette décision. Il n’y a pas eu de solutions. Des mandats sont impayés, des factures ne sont pas encore traitées et nos partenaires ne peuvent plus aussi continuer à nous donner en crédit« , regrette M. Diawara.

Il insiste : « nous nous inscrivons en faux contre les rumeurs selon lesquelles nous exportons du gaz dans les pays voisins. C’est faux, car ici on vend 3500 F CFA contrairement chez nos voisins où le six kilos varie entre 2000 F CFA et 2300 F CFA, selon les pays« .

Sory I. Konaté

Source Mali tribune

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