Vous devez respecter le droit d'auteur
Editos / Contributions

Pèlerinage à la Mecque : le hadj dure 4 jours, nos pèlerins s’absentent 35 jours

Si jamais certains reviennent ! Car chaque année, les avions s’en vont en abandonnant nos parents là-bas sur place. Les agences (des privées musulmanes véreuses et les services gouvernementaux incompétents et peu honnêtes).
L’argent appelle l’argent et le sous-développement (les gauchistes nous obligent à dire : en voie de développement) appelle le sous-développement.
Nos parents sont partis il y a tellement longtemps qu’on a commencé à les oublier. Nous avons déjà réorganisé la vie quotidienne sans eux. Les petits enfants ont enterré leurs grand- mères.
Pour 4 jours de rituels ! Son père 4 jours et sa mère 4 jours !
Et on n’y met de longues semaines.
Sous-développement quand tu nous tiens !
1 jour de voyage aller, 1 jour de voyage retour et 1 semaine d’absence de chez soi, j’aurais compris.
Une semaine pour aller faire ses devoirs et revenir, les pèlerins, leurs bailleurs (chef État, Etat, services et parents) et le pays feraient tellement d’économies !
En effet, des économies sur les trois repas normaux, les boissons, , le dessert et les à-côtés entre repas.
Des économies sur le transport sur place ; des va et vient qui ne s’arrêtent jamais nuit et jour.
Des économies en frais d’hôtes qui se réduiraient à deux nuits.
Des économies sur d’autres dépenses que tout séjour hors de chez soi induit.
Des économies sur les conflits entre soi à cause de la proximité, de la jalousie, de l’envie, du hassidiya, du caractère cochon de certaines personnes, etc. Car plus on dure ensemble, plus on a l’occasion de semer les petites haines (oui, même en allant chercher Allah).
On sait que les court séjours ensemble font qu’on n’a pas le temps de découvrir les défauts de l’autre et lui montrer les siens.
On se quitte donc en bon terme en ayant envie de se revoir. Et une fois de retour au pays, on entretient de bonnes relations.
Et c’est bon pour la société malienne, sa cohésion, son teriya, son balimaya, en un mot son maya.
On voit donc les catastrophes et l’appauvrissement liés aux longs séjours.
On voit aussi les économies (pour un pays le plus pauvre au monde) et les harmonies sociétales que procurent les courts séjours.
Voilà deux choses devant nous. Une très bonne et l’autre inutilement coûteuse et nocive pour la société.
Et nous fait toujours avec la mauvaise ! Même demain ! Ignorance ?
Et pourtant le pays est rempli de tous les grands diplômes des plus grandes universités d’occident et d’orient. Alors?
Pourquoi toujours laisser le bon choix pour le mauvais?
Je constate que le couple sous-développement /pauvreté appelle le sous-développement, pauvreté qui enfante la misère.
La question : quand serons-nous capables de casser ce mariage et sortir du cercle vicieux ?
Je regrette déjà d’avoir posé cette question. Mais, l’eau versée ne se ramasse pas (proverbe malien).

Amadou Tall

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *