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Les procureurs disent non à la Loi d’entente nationale

Ce pays, à vrai dire, ne manque pas de charme! Quand la pratique de ceux qui nous gouvernent (président de la République, ministres, députés) donne envie de désespérer à tout jamais, il y a comme une lueur d’espoir qui pointe à l’horizon en termes de résistance,  de refus de la soumission à l’inacceptable.
La Déclaration du Président de l”Association des Procureurs et des Poursuivants sur la “Loi d’entente nationale” redonne de la dignité à un maillon de la justice considérée souvent comme les obligés de tout pouvoir en raison du lien entre le Parquet et le ministère de la Justice.
L”Association des Procureurs touche du doigt la fumisterie qui entoure cette loi dite d’entente nationale : elle est une loi d’abandon des poursuites contre les assassins des bérets rouges et leurs complices. La diversion a failli marcher auprès de certains de nos compatriotes qui s’indignaient de voir cette loi profiter à des rebelles et autres terroristes. Aucun rebelle n’est poursuivi pour crimes de sang, l’accord dit d’Alger et mille autres arrangements ont innocenté  tous ceux qui avaient du sang sur les mains. Nos prisons ne regorgent pas de terroristes non plus. Donc le bénéficiaire de la loi est le capitaine Sanogo et ses hommes que le pouvoir de IBK, qui leur est si redevable, est incapable de juger.
L’histoire des avions, du coucou présidentiel en passant par les hélicoptères Puma et autres Tucano brésiliens ont montré qu’on peut commettre les pires crimes économiques et financiers contre le Mali sans conséquence. La libération des Sanogo à la faveur de la loi d’entente nationale serait la preuve qu’on peut abattre plus d’une vingtaine de soldats maliens  (les bérets rouges en l’occurrence) de sang froid sans courir le moindre risque.
C’est l’immunité qui prépare le lit de la vengeance en plus de nous discréditer aux yeux du monde comme le redoutent les procureurs.
Heureusement que le classement de dossiers de graves crimes au niveau national n’empêche pas les recours à l’international. On finira par comprendre à qui le putsch de mars 2012 a profité!

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