Warning: Creating default object from empty value in /home/malicanal/public_html/wp-content/plugins/news247-main/includes/framework/inc/class.redux_filesystem.php on line 29
Le parti Yèlèma dans tous ses états en Commune I suite à la proclamation des résultats définitifs : “pire qu’une injure, c’est une véritable tragédie, une honte….nous n’avons pas perdu, mais nous avons été exclus” – MALI CANAL
Actualité Politique

Le parti Yèlèma dans tous ses états en Commune I suite à la proclamation des résultats définitifs : “pire qu’une injure, c’est une véritable tragédie, une honte….nous n’avons pas perdu, mais nous avons été exclus”

Chers tous

Militantes, militants, sympathisantes, sympathisants et alliés du parti, nos cœurs ont ressenti hier une douleur profonde, suite à la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle. C’est à l’antipode, que ceux qu’ont exprimé les urnes et votre ambition brûlante et ardente pour le changement.
Mais alors que : « La justice peut marcher toute seule, l’injustice quant à elle, a besoin de béquilles et d’arguments », nous a fièrement exprimé Nicolae Lorga. Une fois de plus, encore une fois de trop, l’orgueil et la violence des plus puissants a produit son spectacle des plus désolants sur les respectables citoyens. Pire qu’une injure, c’est une véritable tragédie, une honte d’autres s’exclameront.

L’ascension du président actuel au pouvoir devait signer le symbole du renouveau, de la rupture et chanter de lendemain élogieux. Mais hélas, du rêve, nous avons vite, viré au cauchemar. C’est bien fort regrettable. C’est avec ainsi, le cœur serré, que je constate, que les crieurs de l’injustice hier, s’en soit rendu, maitres aujourd’hui. Le vote ne compte point, ce sont les camaraderies politiques qui font préséance et autorité. Clairement, l’ancienne génération ne souhaite pas passer le témoin et le conseil des sages y veuille soigneusement. C’est la politique des basses cours et certainement, un mépris de haute volée pour la démocratie.

Quelle impression, avoir après un tel casting ? Chacun se fera son propre juge et son propre avocat en y apportant toute la lumière que recommandent la morale, la vertu et la droiture. Cependant, une chose est certaine, hier, ce n’est point l’élection qui a fait les hommes, mais plutôt les nominations. Après l’insécurité résiduelle, l’assimilation de la rébellion à la force armée régulière, le conseil des sages, nous a gratifiés d’un nouvel argument juridique à savoir « la perturbation des opérations de vote ». Seulement à force de justifier, l’injustifiable, notre belle institution discrédite dans la durée, non pas à souhait, cette institution, qui pourtant renferme en elle, une belle nature d’honorabilité, contredisant au passage, ce pour quoi, elle a été instituée, à savoir lutter contre l’arbitraire. Mais très loin de le faire, elle l’a sans doute proclamé. Nous regrettons cette décision.

Au soir du scrutin législatif du 19 avril 2020, nous avons réussi une victoire, qu’on peut qualifier d’historique, victoire qui fera certainement date dans les annales de la politique malienne. Nous avons réussi l’impensable, réaliser l’inimaginable. C’est un pari de fou que nous avons relevé. Comme souvent, lorsque la jeunesse se soulève et forme corps, aucune force ne peut lui résister. Mais la victoire vous a été honteusement dérobée réduisant au néant l’ensemble de vos sacrifices et toute l’âme qui vous a mis dans cette campagne. Or, ce type d’action est un très mauvais signal pour la démocratie. Elle décourage tant les citoyens dans leurs intentions de voter et plus que tout, elle leur nie le droit fondamental de choisir librement ses dirigeants. Ce qui est intolérable.

En conséquence, hier fut un jour triste pour le Mali et ce matin, malgré le ciel sous son apparence ensoleillée, est parfaitement gris et lorsque : « l’ordre est l’injustice, le désordre est le début de la justice » Romain Rolland. Mais qu’on ne trouve point en nous, des mots de révoltes ou d’insurrections. Nous sommes des républicains affirmés. Mais qu’on sente sous le poids de nos plumes et de notre mobilisation et détermination que jamais, nous ne cautionnerons l’injustice à travers le silence, que jamais nous ne tolérons la corruption, que jamais nous ne resterons sourd face à cette façon de faire de la politique. La liberté d’expression, si existe-t-elle encore dans notre malheureux pays de même que si le droit de manifester est encore une réalité, ils seront nos seuls canaux. Parler pour clamer la vérité, manifester pour que les maîtres sachent qu’être gouvernants ne signifie point abuser, imposer, tricher, banaliser, déconsidérer, décourager. Cependant, compte tenu de la situation sanitaire dans le monde et dans notre pays, en citoyens responsables, nous écartons le choix de la manifestation physique afin de ne pas mettre en danger des innocents. Mais nous allons certes innover.

Avons- nous coutume de tout remettre de DIEU. Il existe et sa punition se fera. Pour autant, ce sont les hommes qui habitent la terre, et pour cela, leur responsabilité est première. Notre foi ne doit pas occulter notre responsabilité car, autant « aide toi et le ciel t’aidera », autant le s’en remettre exclusivement à DIEU conforte dans la durée l’oppression de l’oppresseur. Face à cette situation, nous avons le devoir de rester mobilisés, tenaces comme une colline malgré les intimidations et les menaces qui pleuvront. La prudence est un risque bien supérieur au courage et à la bravoure. A nous d’user de tous les moyens légaux pour dire stop à cette corruption parce que si nous ne nous battons pas pour nos convictions, autant ne pas militer car, militer revient à se battre et se battre avec toutes ces forces.

Tellement de sueurs déversées, tant de nuits accablantes, tant d’énergies dépensées, tant de sacrifices consentis pour qu’au final les efforts ne soient pas récompensés. Aucune porte ne fut épargnée. Leurs sols portent encore l’empreinte indélébile de vos pas fermes. Aucun marché, “grin” ou regroupement ne fut laissé pour compte. Ils sentent toujours le bruit de vos talons et de vos souliers ? Ni les crampes, ni la fatigue, ni le rejet n’était en mesure d’impacter votre détermination, parce qu’il fallait que chaque belle âme de la commune entende votre cri du changement, au rassemblement et à la bataille pour tous. Vous avez fait savoir à chacun, cette belle philosophie, que si le mal l’emporte, c’est parce que les Hommes de bien n’auront pas rempli leurs devoirs. C’était un formidable travail d’équipe, une œuvre collective, une formidable aventure.

Nos remerciements les plus émus vont à l’endroit de toutes celles et tous ceux qui se sont battus, pour rendre ce moment possible, les équipes de Yèlèma et toute la jeunesse de la commune. Nous saluons le courage de nos braves dames qui ont milité avec des cœurs de lionnes. Sans elles, il n’y aurait pas eu de succès. Nos remerciements sont pour toutes nos personnes âgées qui ont bien voulu nous accorder leur confiance et faire ce brassage générationnel. Enfin, nous n’oublions pas les partis alliés et toutes les associations qui ont bien voulu suivre la marche du changement. Comme il est coutume de le dire au Mandé “Merci pour vous-mêmes”.
Nous n’avons pas perdu, mais nous avons été exclus. Pour cela, n’ayez aucun remord et regret pour avoir livré une si belle bataille. Nous restons mobilisés pour notre pays. Nous gardons le cap, la tête haute et la force du changement terrassera un jour, j’en suis convaincu, les forces de l’ombre. Vous m’avez rendu fier tout le long de cette campagne et confirmer que l’espoir existe, que la conscience collective est toujours d’actualité. L’aventure ne fait que commencer. Nous marcherons sur les pas de nos ancêtres pieux et vertueux Askia Mohamed, N’Golo Diarra, Bambemba, Modibo Keita et bien d’autres. Le combat continue. Pour le salut fraternel, pour un Mali harmonieux, la patrie ou la mort, nous réussirons.
Merci

Fait à Bamako le 01 mai 2020.
Hamidou DOUMBIA
Le Directeur de campagne du parti Yèlèma en Commune I

Source : Malicanal.com

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez respecter le droit d'auteur