Politique

Le combat de l’enrichissement illicite aux calendes

L’Office Central de Lutte contre l’Enrichiss

Quand l’Adema libère ses militants de l’omerta

Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice s’est finalement résolu à épouser l’air du temps. Naguère muselés par une règle d’omerta digne d’une époque soviétique, les militants du PASJ ont récemment recouvré leur liberté d’expression. Les restrictions, selon nos sources, ont été levées à la faveur d’une récente rencontre du directoire et à l’issue de laquelle tous les militants de l’ancien parti majoritaire sont autorisés à parler publiquement au nom du parti. En clair, chaque Abeille peut librement s’exprimer et défendre les positions de l’Adema dans les médias et sur s’autres espaces publics sans risque de s’exposer à des mesures disciplinaires. Il nous revient de même source qu’il leur est demandé toutefois de se référer, pour ce faire, aux principes et lignes directrices conçus par le directoire et disponibles au secrétariat permanent. Il faut dire que longtemps durant les militants de l’Adema ont été pénalisés par des restrictions disciplinaires qui les privaient de toute possibilité d’opiner même pour défendre les intérêts de leur famille politique. La levée de la mesure a été somme toute bien accueillie par une jeunesse Ademiste quia hâte d’envahir les réseaux sociaux pour rattraper le temps perdu dans le silence.

ement Illicite n’aura probablement pas résisté à ses failles et lacunes congénitales. En proie aux dénonciations et contradictions qui la rendent inopérant depuis son avènement, l’ultime coup de grâce vient de lui être porté par l’accord de sortie de crise à laquelle sont récemment parvenues l’Untm et les autorités de la transition. Le pouvoir a en effet fini par courber l’échine devant les exigences de la centrale syndicale en rapport avec la stigmatisation des agents de administration comme cibles potentielles de la machine de lutte contre l’enrichissement illicite, parmi tant d’autres catégories socioprofessionnelles. Avec un accord qui soustrait les administrateurs à l’obligation de déclaration de leurs biens, l’OCLEI n’a visiblement plus sa raison d’être et se voit rattrapé par les insuffisances et failles des textes qui le régissent. Sur lesquelles l’UNTM et même les partenaires internationaux avaient alerté, en dénonçant une sélectivité évidente de la loi au profit de corporations comme les magistrats ou encore les élus, etc.

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