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Société

L’AMDH s’inquiète du rétrécissement de la liberté d’expression au Mali

Dans un communiqué de presse daté du 14 mai dernier, l’Association malienne de défense des droits de l’homme (Amdh) s’inquiète du rétrécissement de la liberté d’expression au Mali. Elle invite les autorités maliennes à préserver davantage les libertés fondamentales consacrées dans la Constitution du 25 février 1992.

« Le président de la plateforme delutte contre lacorruption et le chômage (PCC), le professeur ClémentDembélé, serait arrêté par les services de renseignements généraux duMali et depuis ses proches n’ont aucune information de lui » rappelle l’Association malienne des droits de l’homme (Amdh) dans un communiqué.

Elle ajoute que le 11 mai passé, Monsieur NouhoumSarr, président du parti africain pour le développement (FAD), avait égalementété arrêté par la brigade d’investigation judiciaireet traduit devantle tribunal de grande instance de la commune III. Il fut libéré le lendemain 12 mai à la suite duclassement sans suite opéré par le procureur de la République.

L’Amdh rappelle que la liberté d’expression participe à la démocratie chèrement   acquise en 1992 et est protégée par la Constitution du 25 février 1992, notamment en son article 4 qui prévoit que« toutepersonne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi ».

L’Amdh rappelle que la déclaration universelle des droits de l’homme prévoiten son article 19 que « tout individu a droit à laliberté d’opinion etd’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour sesopinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

L’Amdh se félicite toutefois du classement sans suite du dossier à l’encontrede NouhoumSarr et s’inquiète du sort de Clément Dembélé ; elle exhorte   les autorités à fairepreuve dediscernement dans les interpellations tout en évitant les arrestations et détentions arbitraires.

Parailleurs, elle attire l’attention des plus hautes autorités sur la nécessité de judiciariser lesdossiers au niveau de la sécurité d’Etat en vue de se conformer aux textes en vigueur en République du Mali. Enfin, l’Amdh réaffirme sa détermination à défendre la liberté d’expression et l’Etat de droit au Mali.

AbouOuattara/stagiaire

Source : Le wagadu 

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