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Economie

L’aide publique aux partis politiques : 140 millions de francs CFA en 2001, 554 millions en 2002, 694 millions en 2003, 804 millions en 2004,906 millions en 2005 et peut-être le milliard en 2006 !

Depuis la révision de la charte des partis par la Loi 00-045 du 7 juillet 2000, les pouvoirs publics distribuent généreusement aux  partis politiques, chaque année, une enveloppe représentant 0,25% des recettes fiscales de l’État. L’idée de l’octroi de fonds publics aux partis politiques a été soulevée par certains participants lors des assises de la Conférence nationale organisée à Bamako, du 29 au 12 août 1991.

Les délégués ont  subodoré une manœuvre des politiciens pour faire main basse sur l’argent des contribuables et ont opposé un refus catégorique à cette proposition. Le montant perçu par l’Adema-Pasj est passé de 228 395 578 Francs CFA en 2002 à 333 303 718 en 2004; la part du RPM est passée de 76  32 223 francs CFA en 2002 à 108 001 699 en 2004.

Scandale financier : affaire des exonérations en 2004

Des opérateurs miniers ont fabriqué de faux documents (factures et bordereaux de livraison) attestant l’achat de carburant, et tissé une longue chaîne de complicité active et passive avec les responsables de certains services de l’État (Direction nationale de la géologie et des mines, Direction nationale des douanes, Service général de surveillance, etc.) pour se faire rembourser indûment des montants représentant des exonérations sur les quantités de carburant prétendument achetées.

Le service du contentieux de l’État estime le montant  des décaissements frauduleux à près de 2 milliards 500 millions de francs CFA. L’affaire du Trésor et l’affaire des exonérations ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des actes de corruption et de malversations financières commis au Mali depuis mars 1991.

D’autres affaires ayant défrayé la chronique ont concerné de nombreuses sociétés étatiques et services publics : la CMDT, la SOTELMA, la SEMA, le PUB, le PRMC, le PGRN, le PDS, le FNL, l’ACI, la PPM, la CRM, l’INPS et les DAF de plusieurs départements ministériels

Source : l’Inter de Bamako

 

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