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Politique

La France perd le pied en Afrique de l’Ouest, mais elle essaye de se rattraper en Afrique de l’Est

Après ses efforts pour s’implanter au Mozambique, Paris a tenté une avancée du côté du Kenya. Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, avait effectué une visite de 3 jours à Paris, et il en a résulté un prêt de 145 millions d’euros, mais aussi un contrat de la concession de l’autoroute Nairobi-Mau a été signé et prévoit donc des travaux pour un montant de 1,6 milliard d’euros. De plus, ce contrat n’implique aucun emprunt de la part du Kenya, puisque ce sont les concessionnaires qui assumeraient le financement.
Revenons un peu en arrière. C’était en mars 2019, lorsque le président français, Emmanuel Macron, a effectué, en suivant le pas d’ailleurs au président allemand Steinmeier, une visite à Djibouti puis en Éthiopie et pour finir au Kenya. Sa visite à Djibout allait plutôt dans le sens de réaffirmer la présence française dans le pays au beau milieu de Chine et des États-Unis. Vient ensuite sa visite en Éthiopie, ou un accord militaire bilatéral a dû être signé, et il termine sa tournée au Kenya ou l’Élysée a déclaré que des contrats d’une valeur de 3 milliards d’euros ont été signés.
Mais tout ceci montre aussi que le Kenya a quand même dû faire des concessions. En effet, ce qui intéresse la France dans un premier temps, après les ressources naturelles qu’elle exploite déjà via le groupe Total, c’est surtout d’étendre son accès dans l’océan indien proche des côtes africaines qui irait des côtes djiboutiennes et qui descendrait jusqu’au Mozambique.
Le fait d’avoir le monopole dans ces eaux pourrait lui apporter beaucoup plus que ce que devraient lui apporter ces investissements au Kenya.
Depuis le refus de rendre la souveraineté des îles Éparses à Madagascar, et son implantation plutôt monopolisante et douteuse au Mozambique où un accord de partage s’est fait avec les terroristes de Daech, Paris avait aussi visé les côtes kenyanes. Vu qu’il lui est impossible d’avoir une part en Somalie, vu la présence accrue des États-Unis et de certaines monarchies du golfe Persique et même en Érythrée où c’est plutôt la Russie qui s’y est implantée. Paris prend ce qui reste à prendre en dépit de laisser tomber l’Arfique de l’Ouest qui ressemble plutôt un bourbier qu’a une zone sous contrôle. De plus, la haine anti-française y est accrue, ce qui fait qu’il serait plutôt plus prudent d’adopter une autre stratégie comme laisser la zone de l’Ouest aux mains des Washington, et de viser plutôt le côté oriental du continent. Reste maintenant à essayer de s’implanter en Tanzanie. Ce qui est déjà en route. La France a favorisé cette destination pour sa population, qui est maintenant devenue le numéro 1 du tourisme. À partir de juin 2020, la France est devenue le premier pays en nombre de touristes internationaux loin devant ses compères américains, allemands, anglais et espagnols.
Les liens se resserrent donc entre les deux pays via le tourisme, qui résultera peut-être d’une visite entre le président tanzanien et français.
Quoi qu’il en soit, les investissements de Paris dans l’est de l’Afrique pourraient rapporter bien plus que ce que l’Élysée pourrait dire.

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