Actualité Société

Justice malienne : Le SAM et le SYLIMA vent debout contre leurs « pourfendeurs »

COMMUNIQUE CONJOINT SAM-SYLIMA N°002/2021

Le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat libre de la Magistrature (SYLIMA) sont ou regret de constater que leurs nombreuses mises en garde, à l’endroit des pourfendeurs de l’institution judiciaire, soient tombées dons l’oreille d’un sourd. En effet, les attaques régulièrement dénoncées se sont exacerbées et tout cela, curieusement, sous le regard admiratif voire complice de ceux qui se mobilisent toujours pour en appeler au pardon.

Les Syndicats de magistrats saisissent la présente occasion pour exhorter la Haute Autorité de la Communication (HACA) à redoubler de vigilance à l’égard de certains organes médiatiques qui sont moins soucieux du respect de l’honneur et la dignité des paisibles citoyens. Ces derniers se voient, constamment et gratuitement, brocarder au nom d’une certaine liberté d’expression.

Le SAM et le SYLIMA regrettent profondément qu’aux agresseurs traditionnels des magistrats se soient ajoutés des membres de la famille judiciaire, auxiliaires de Justice, et de surcroît tous deux anciens Ministres de Justice, Gardes des Sceaux ayant donc véritablement blanchi sous le harnais, ils s’étonnent que des collaborateurs aussi proches s’en prennent, sans raison, à des magistrats dans l’exercice régulier de leurs fonctions. Leur organe disciplinaire n’ayant fait que peu pour prévenir et surtout mettre fin à ces excès inadmissibles. Les Syndicats de magistrats en tirent les conséquences par le recours légitime à des procédures judiciaires, seul moyen leur restant en l’état.

Profondément attachés ou respect mutuel et à la solidarité entre les différents composants de l’Institution Judiciaire, en général, et avec le Barreau, en Particulier, le SAM et le SYLIMA vouent aux Avocats du Mali une indéfectible considération. Ils se souviennent des nombreuses manifestations de solidarité d’avocats talentueux et respectables à l’occasion des événements heureux et/ou malheureux concernant des magistrats. Ils assurent le Barreau de leur ferme volonté à maintenir et surtout à consolider ces liens traditionnels d’humanité et de civilité pour le plus grand rayonnement de la maison justice de notre pays. Ils sont certains que ces incidents occasionnels n’affecteront nullement leurs rapports traditionnels puisque liés ad vitam aeternam par une communauté de destin.

Aux laborieux Citoyens maliens ainsi qu’a la Presse, les Syndicats de magistrats réaffirment leur attachement religieux à la liberté d’expression. Ils sont ouverts aux Conseils, aux recommandation ; et surtout aux critiques positives Mais ils réprouvent l’injure et toutes les autres formes d’attaques entamant l’honneur et la dignité du magistrat qui exerce des fonctions graves, délicates et indispensables à la régulation des rapports sociaux. Ils rentrent que ceux qui en veulent à des magistrats, pris individuellement, doivent emprunter les voies de droit pour demander justice, le Mali étant un Etat de droit où nul n’est au dessus des lois de la République.

Le SAM et le SYLIMA ne sont au service que de leurs militants. Ils sont certes courtois mais ne peuvent ni être manipulés ni être intimidés. Leur combat ne vise que la consolidation et l’épanouissement du Pouvoir Judiciaire pour une meilleure distribution de la justice au bénéfice du Peuple, au nom duquel elle est rendue.

Condamnant fermement ces attaques injustifiées, les Syndicats de magistrats, parce qu’ils avaient déjà régulièrement mis en garde contre toutes formes d’agressions gratuites, demandent aux Juridictions répressives saisies ou à Saisir contre les pourfendeurs de la magistrature, à conduire lesdites procédures en toute responsabilité et en toute objectivité dons Ir respect strict des lois de procédure et de fond

Le SAM et le SYLIMA, tout en rassurant le Peuple malien de l’attachement constant de la magistrature à la légalité, invitent leurs militants à la vigilance et à la sérénité et leur promettent que l’honneur et la dignité de l’institution judiciaire ne seront jamais foulés au pied par l’usage abusif de la liberté d’expression !

Bamako, le 10 mai 2021

P/Le Comité Directeur du SAM                   P/Le Bureau Exécutif du SYLIMA

Le Vice-président                                                   Le Président

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez respecter le droit d'auteur