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Politique

IBK : « je suis en contact permanent avec ATT et alpha pour qu’ils participent à la phase nationale du dialogue national inclusif »

L’arrestation de Bouba Fané et d’Abdoul Niang, la lutte contre la corruption et la délinquance financière et le retour imminent d’ATT et de sa famille au bercail.
Tels sont les sujets majeurs de cette interview, que le président de la République nous a accordée. C’était, samedi dernier, à sa résidence privée de Sébénikoro, au bord de la piscine. Entretien. Sans concession.

Mr le président, personne n’imaginait qu’un jour, Bouba Fané et Abdoul Niang, deux sulfureux activistes, qui se vantent de soutenir votre régime, soient arrêtés et placés sous mandat de dépôt, sans que vous ayez levé le petit doigt…

D’abord, je ne connais pas ces deux individus. Je ne les ai jamais rencontrés. Ensuite, je ne leur ai jamais demandé d’insulter mes adversaires politiques. Ni sur les antennes des radios de la place, ni à travers des vidéos postées sur Facebook.
Je vais me répéter : la récréation est terminée. Plus de laisser-aller, plus de laisser-faire. C’est fini ! Tous ceux qui se rendraient coupables de tel ou délit en répondraient devant la justice.
Je ne protégerai personne ! Et quand je dis personne, c’est personne.

Quels crimes ont-ils commis, Mr le président ?

Selon les renseignements qui m’ont été rapportés, Bouba Fané aurait, dans une vidéo diffusée sur Facebook, menacé d’interdire la moquée de Mahmoud Dicko aux fidèles. Quant à Abdoul Niang, il s’est permis d’insulter, dans une de ses émissions sur la Radio « Voix des jeunes », le ministre de la Justice qu’il qualifie de « faux ministre ». Avant de traiter les magistrats de tous les noms d’oiseau, parce que Bakary Togola est placé sous mandat de dépôt pour un détournement présumé de 9,4 milliards CFA.
Voilà pourquoi, ces deux individus ont été interpellés, sur plainte des deux syndicats de la magistrature, et condamnés, chacun, à deux ans de prison fermes.
Ils apprendront, à leurs dépens, que soutenir le régime d’IBK n’autorise pas tout. Et que nul n’est et ne sera au-dessus de la loi.

Une trentaine de personnes croupissent en prison pour atteintes aux biens publics et complicité d’atteinte aux biens publics. Savez-vous, Mr le président, que tous les Maliens vous soutiennent dans ce combat ?

Oui, je le sais. Actuellement, je suis en osmose avec mon peuple. Du moins, depuis que j’ai annoncé que les points litigieux de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale seront discutés lors de la phase nationale du Dialogue national inclusif.
Les Maliens n’ont encore rien vu. J’ai sorti ma main de fer de mon gant de velours. Et gare aux imprudents, qui seront tentés de m’arrêter en si bon chemin. Tous ceux qui se rendraient coupables d’atteinte aux biens public, ou de complicité d’atteinte aux biens publics, en rendront gorge devant la justice. Parole du « Kankélintigui », l’unique de la classe politique malienne, voire africaine.

Mr le retour définitif d’ATT et de sa famille serait imminent. Est-ce vrai ?

C’est vrai ! Ce n’est plus qu’une question de jour. Tout est fin prêt pour l’accueillir à Bamako, avec les honneurs dus à son rang.

Et sa résidence ?

Elle est fin prête. D’ailleurs, ses deux filles étaient à Bamako, la semaine dernière, pour visiter les lieux. De son côté, l’ambassade du Mali à Dakar a pris toutes les dispositions pour que son déménagement à Bamako se fasse dans les meilleures conditions possibles.

Mr le président, avez-vous les nouvelles de votre « Fatogoma » : Bakary Togola ?

Laissez-le là où il est. Le pauvre, il pensait se tirer d’affaire, en me faisant chanter, ou en faisant chanter les membres de ma famille. Lui, comme les autres, apprendront à leurs dépens qu’IBK a changé. Celui des années 90 est de retour sur la scène malienne. Alors, gare aux imprudents !

On raconte, sur les réseaux sociaux, que votre proche, voire très proche, Soumana Mory Coulibaly est en fuite au Burkina Faso…

Ce n’est pas vrai ! Nous avons dîné, ensemble, hier soir.

Qu’avez-vous mangé ?

Nous avons partagé un bon plat de haricot et des ailes de poulet.

Mr le président, les présidents Konaré et ATT participeront-ils à la phase nationale du Dialogue national inclusif ?

Nous sommes en contact permanent pour ce faire. Ce sont d’éminentes personnalités, qui ont joué un rôle primordial, durant deux décennies, dans ce pays. Donc, leur participation à ce Dialogue national inclusif est souhaitée par le peuple malien à cause, notamment, de leur expérience et de leur poids politique et moral dans notre pays.

Propos recueillis par Le Mollah Omar/

Source Canarddechaine.com

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