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Société Sports

Hommage aux anciens du grand Djoliba AC de Bamako : Tiékoro Bagayoko était un militaire malien, né le 19 juillet 1937 à Goundam (région de Tombouctou) et mort en détention en 1983 à Taoudeni..

” Sombre et curieux destin que fut celui de Tiékoro Bagayogo. Il a sacrifié sa vie, sa carrière, cassé sa tirelire pour un club dont les « héritiers » engagés depuis un certain temps, dans de viles batailles de chiffonniers respectent (à peine) sa mémoire. Un vrai déni”

Pour une raison bien simple : l’amour irraisonné et sectaire de l’homme fort du CMLN, pour son club de prédilection, le Djoliba AC de Bamako, avait littéralement franchi toutes les limites de la décence et de la retenue car en réalité pour Tiékoro, dépourvu de tout d’état d’âme pour satisfaire ce désir obsessionnel, cette pulsion innommable, il n’y avait de vrai dans le football malien que le Djoliba AC de Bamako…

Ce fut un club pour lequel il s’était entièrement donné corps et âme.

Pour ce club, il a sacrifié son temps, son énergie, cassé sa tirelire pour qu’il fût. Et le le Djoliba fut un des plus grands clubs de la sous-région ouest-africaine.

De mémoire de supporteur, cet amour vif et possessif qui n’a pas eu son pareil dans notre pays, ne l’a jamais quitté même dans les pires moments de sa vie. Il est resté attaché à ce club fétiche jusqu’à son dernier souffle. Ceci expliquant bien cela, l’évocation de son nom, de ses excès et frasques suscite encore des grincements de dents dans certains milieux footballistiques de notre capitale…

Mais en réalité combien de jeunes supporteurs du Djoliba connaissent aujourd’hui la vie et l’œuvre de Tiékoro Bagayogo, qui se confond si intimement avec l’histoire même du club depuis les années 70 jusqu’à sa brutale arrestation en février 1978 ? De sa mort à aujourd’hui, aucune coupe mise en place par le Djoliba n’a jamais vu le jour, histoire de pérenniser, voire de « graver dans du marbre », le souvenir et la mémoire de Tiékoro. « Si je meurs avait-il dit au capitaine Soungalo Samaké dans le mouroir de Taoudéni, il faut m’habiller avec la tenue du Djoliba (…) et m’enterrer. Le reste de tous mes habits, tu les prends. Ma tenue du jumelage de Djoliba, il faut tout faire pour envoyer çà à mon fils. » Quelques années après sa disparition « tragique » au bagne de Taoudenni, qu’est-ce qui peut bien justifier un tel déni ? C’est ce que nous tenterons de savoir auprès de certains responsables, anciennes gloires, supporteurs et supportrices du club, dans les semaines à venir.

Témoignages sur feu Tiécoro Bagayoko

Paix a son âme et que la terre lui soit légère. Amen. On dit que l’histoire juge sévèrement ceux qui la provoquent.

Patriote jusqu’à la moelle, sociable et serviable à volonté, il etait ouvert et aimait plaisanter sans depasser la limite.

Il aimait certes le Djoliba mais a soutenu des dizaines de sportifs, tous sports confondus…

Très rigoureux sur la discipline et le respect dans le travail. Il a porté haut le drapeau du Mali en tant que supporteur N-1 des Aigles. Dors en paix le GRAND pilote.

C’est lui qui a dit à Soungalo, lorsqu’il était dans la prison de taoudenit: ” si je meurs ici, il faut m’ensevelir avec le drapeau du djoliba AC. Promesse que Soungalo n’a pas pu tenir car un jour en revenant des mines de sel, il a trouvé que le grand Tiecoro est mort et enterré par les autres prisonniers …

Chers sportifs maliens, supporters et chers dirigeants du GRAND DJOLIBA AC DE BAMAKO, Il n’est jamais trop tard pour mieux rendre hommage aux anciens.

Source : Malicanal.com

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