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Editos / Contributions

Grève des enseignants : la scolarisation des enfants pris en otage par le Dr Boubou Cissé Premier Ministre, Ministre de l’Economie et des Finances

Depuis le lundi 16 décembre 2019, les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYDEF, FENAREC, COSES SNEC) ont décrété une grève de 05 jours allant du lundi 16 au vendredi 20 décembre 2019 inclus reconductible dans les mêmes proportions à partir du lundi 06 janvier 2020 avec rétention de notes. Après l’échec de la conciliation, les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ont déposé un autre préavis de grève de 14 jours allant du mardi 21 au vendredi 07 février 2020 inclus.
A la suite de certaines fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux, nous avons l’obligation de donner des précisions aux maliens sur l’objet de notre grève en cours.
En réalité, les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 demandent uniquement l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018, portant statut personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et Spéciale.
L’article 39 stipule : « Toute majoration de rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et Spéciale »
Cette application n’à rien avoir avec celles de l’année de dernière.
Ceux qui estiment que les enseignants n’ont pas droit à ces augmentations, notamment les 20% de janvier 219 et des 9% de janvier 2021, nous les invitons à lire le contenu de l’article 39 de la loi ci-dessus citée.
Il est important de rappeler que les autres fonctionnaires régis par le statut général ont déjà bénéficié de la première tranche c’est-à-dire celle de 2019.

Pour atteindre leur objectif et éviter à notre école une crise scolaire à l’image de l’année scolaire 2018-2019, les syndicats de l’Education ont privilégié une démarche scientifique et pédagogique en adressant au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique deux(2) correspondances respectivement, le 30 mai 2019 et le 19 juillet 2019,pour attirer son attention sur la question.

Ces deux correspondances n’ont pas de suite favorable.
Aussi, les syndicats dans leur quête de solution à l’amiable ont adressé deux(2) correspondances au Premier ministre :
– La première, le 06 septembre 2019, pour demander l’application de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant ;
– La seconde, le 16 septembre 2019, pour demander une audience.

Les syndicats ont voulu prendre à témoin l’opinion nationale et internationale, c’est pourquoi, ils ont tenu des réunions d’information et de sensibilisation avec les associations et membres de la société civile, le mercredi,11 septembre 2019 et le regroupement des partis politiques, le jeudi 12 septembre 2019 à la Maison de l’enseignant.

A leur demande, les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016, ont été reçus par le Premier ministre, le vendredi, 04 octobre 2019 à la Primature.

Au cours de la rencontre, il a été question de l’augmentation des 20% de janvier 2019 et des 9% de janvier 2021 dont doivent bénéficier les enseignants régis par la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, Portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale suite à la valorisation de la grille annexée au Statut général.

Sur la question, le chef du Gouvernement, Ministre de l’Economie et des Finances a reconnu la pertinence du point et s’est dit déterminé à honorer l’engagement de l’Etat car, l’augmentation est prévue par une loi et le gouvernement n’a d’autre choix que de l’appliquer.

Ainsi, il s’engage à appliquer le point avant la fin de l’année 2019. Une commission composée des syndicats, du ministre délégué en charge du budget et du Bureau Central des Soldes sera mise en place afin de travailler sur la question.

Les syndicats, toujours dans leur quête de solution à la question, ont rencontré la Commission de Bons Offices pour la Résolution de la crise scolaire, le 24 octobre 2019 pour partager avec eux les différentes informations et solliciter leur accompagnement afin d’aller à un dénouement heureux.
Les 12,14 et 15 décembre 2019 se sont tenus les travaux de la commission de conciliation sur le préavis de grève des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, dans la salle de conférence du ministère de l’éducation nationale.
. La partie gouvernementale a, tout au long des travaux de la première journée, mis l’accent sur la situation sécuritaire et financière du pays, le nombre élevé des enseignants tout en insistant sur la non soutenabilité budgétaire de la demande des syndicats.
A toutes ces propositions, les syndicats ont opposé les arguments selon lesquels, on ne négocie pas une loi ; et la question sécuritaire, financière et l’effectif des enseignants ne sauront être des arguments pour ne pas appliquer une loi.
Aussi, les syndicats ont évoqué les promesses du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, tenues le 04 octobre 2019, lors de la rencontre qu’il a bien voulu accordé aux syndicats à la Primature.
Ils ont souligné que ces promesses ont été renforcées par le Président de la République qui a instruit le Premier ministre de satisfaire les revendications des syndicats, le 05 octobre 2019, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des enseignants.
A l’analyse la seule personne qui tient l’école malienne en otage est Dr Boubou Cissé Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, qui n’a été a mesure d’honorer sa parole donnée et d’appliquer le contenu d’une loi.

Nous disons que l’application d’une loi n’est pas à négocier par un républicain.

Par Adama Fomba, secrétaire général du SYPESCO, porte parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Source delibere

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