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Gouverner : c’est prévoir à ne rien prévoir sauf parler latin – MALI CANAL
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Gouverner : c’est prévoir à ne rien prévoir sauf parler latin

Un homme charismatique, un homme inspirant, un chef qui a du pouvoir sur les autres doit toujours douter de son pouvoir. Et parce qu’il en doute, il ne se cramponne pas à sa personne et à sa famille uniquement. Il part à la conquête de sa valeur dans la relation : il ne dit pas aux autres « Suivez-moi ; vous avez besoin de moi ! » mais plutôt « Sans vous, je ne suis rien. C’est vous qui savez ce que je vaux. » Cette relation est bien plus qu’une foi en soi. Le chef est celui qui sait redonner confiance, trouver les mots. « Le Verbe s’est fait chair », lit-on au début de la Bible ; mais parfois « Le verbe se fait force ». C’est par le discours que l’on réussit à lever les troupes, et à engager chez des êtres épuisés les forces qu’il leur reste. Et non se soucier de la morphologie latiniste dont vraiment nous n’avons rien à FRICTIONNER. Monsieur le président, autant vous maniez la langue française, autant beaucoup de gens, beaucoup de jeunes maliens, dominent jusqu’à la radicelle de cette langue, sans en faire une quelconque action extraterrestre. Monsieur le président, vous crachouillez tous les jours que le Mali est engagé dans une guerre non-conventionnelle ; mais vous êtes le seul au monde à penser que les Maliens ne savent pas cela ; vous êtes le seul à penser que les Maliens ne savent pas qu’ils doivent être à la mesure de leur contemporain.

.Président, vous étiez l’espoir de tout un peuple qui n’aspirait à rien d’autre que de restaurer sa dignité malmenée, scellée par des années de destruction morale, intellectuelle et militaire. Et aujourd’hui, c’est le repère même d’un pays qui a été raturé. Aujourd’hui comme il y a cinq ans, nous vivons dans un catastrophisme inimaginable, une déception qui donne la gorge tarie, une gestion banalisée du pouvoir par une vision tassée, le tout embaumé d’une puanteur familiale étouffant la respiration même de l’état ; puanteur à cause de laquelle beaucoup de Maliens avaient rejeté d’autres hommes adroits. Monsieur le président, il faut briser l’entourage des contrefacteurs et des passéistes qui pensent que l’autorité de l’état s’imposerait par les motards et les grands cérémonials.Vous êtes comme au fond dans un trou, puni par vos fautes, vos incohérences, votre soumission aveugle aux dirigeants occidentaux (Hollande et Macron), votre goût pour la facilité, votre propension à accepter la médiocrité, à tolérer le mensonge et à ne pas s’insurger contre l’injustice, et surtout à mettre vos sommaires et leurs amis directs au-dessus des autres citoyens. IBK, capit opus
Ousmane Mohamed

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