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Général Yamoussa Camara par rapport à Soumeylou Boubèye Maïga : « s’il n’a pas d’autres justifications, je me demande comment il pourrait éviter la prison »

Dans une réflexion qu’il a postée sur sa page facebook, Moussa Nimaga du Rezopanacom parle de ce qu’il a retenu des explications de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga, sur l’affaire de l’avion présidentiel et les équipements militaires dont le dossier refait surface après la publication du rapport du Vérificateur général. Nous livrons ici l’intégralité de cette réflexion : “Voici ce que j’ai retenu des explications de Soumeylou Boubèye Maiga : Dans la mise en œuvre de ces contrats, il y a eu une information et un accord du président de la République, chef suprême des armées, à chaque étape. Dans un contexte de guerre, toutes les informations relatives aux besoins et aux modalités d’acquisition d’équipements militaires relèvent du secret-défense sous le double éclairage de l’article 8 du code des marchés public et de l’article 36 du code pénal.

Le Vérificateur général n’a pas l’attribution d’interpréter des dispositions législatives, surtout quand celles-ci sont « obscures » ou « imprécises ». Cette mission relève de la Chambre consultative de la section administrative de la Cour suprême.

Boubèye affirme que cette violation de la loi vicie et corrompt tout le rapport du Végal, lequel est fait par une structure qui n’en a pas la compétence légale. Or, en droit, lorsque la compétence est violée, le fond ne peut être validé.

Toujours selon lui, une limite objective se trouve être posée aux missions du Végal, les transactions effectuées sous le statut du secret-défense étant exclues de son champs d’investigations, en ce qu’il ne peut pas et ne doit pas avoir accès aux informations y ayant trait.

Le hic est que l’ex-tout puissant ministre de la Défense et Premier ministre, ne dément pas les allégations mais brandit l’article 8 du code des marchés public et de l’article 36 du code pénal pour contester le rapport du vérificateur général.

Mes questions : pourquoi Boubèye a participé aux nombreuses séances de travail avec le vérificateur général ?? Ne connaissait-il pas cette dérogation à l’époque ??
Pensait-il que tant que le secret-défense est là, qu’il pouvait voler tranquillement sans être inquiété et sans avoir une vérification de la part du bureau du Vérificateur au dos ??

En tout cas, Boubèye explique ici que le président de la République, chef suprême des armées est au courant de toutes ces gabegies financières. Je coule, tu coules, et nous allons couler ensemble ! “

Cette réflexion de Moussa Nimaga du Rezopanacom n’a pas manqué de faire réagir l’ancien ministre de la Défense pendant la transition et ancien chef d’état-major particulier du président de la République, le général Yamoussa Camara, lequel est aussi un habitué des volées de bois vert contre l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Pour le général Yamoussa Camara, si Soumeylou Boubèye Maïga n’a pas d’autres justifications, comment il pourrait éviter la prison. Ce serait l’arroseur arrosé. Voici la réaction du général Yamoussa Camara : J’ai lu avec intérêt l’analyse de M. Moussa Nimaga de Rezopanacom : une analyse pertinente et fort à propos. On ne sort jamais de la duplicité qu’à ses dépens. Moi aussi, j’ai lu avec un sourire en coin les arguties du Tartuffe. Serait-il devenu amnésique? C’est pourtant le même qui avait dépêché une équipe du Bureau du Vérificateur général pour fouiller dans ma gestion. L’exception de compétence avait été peureusement rejetée par une Cour caporalisée. Même si le caporal lui-même semble avoir quelques soucis, j’espère que la Cour s’en souviendra. Il ne peut y avoir une application sélective de la loi. Ce qui est sûre, c’est que tôt ou tard, on lui fera rendre gorge ses extravagances financières. S’il n’a pas d’autres justifications, je me demande comment il pourrait éviter la prison. Ce serait l’arroseur arrosé. Je serais heureux de partager mon arbitraire expérience avec lui. Pour moi, ce fut un déni de justice. Pour lui, il y a un fond de vérité que ne saurait balayer une exception de compétence, surtout qu’il y a un précédent. Dommage ! Dieu abhorre la démesure.

 

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