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Fin du contrat des enseignants volontaires : un retour au chômage désespérant ! – MALI CANAL
Société

Fin du contrat des enseignants volontaires : un retour au chômage désespérant !

Après six mois de loyaux services rendus à l’école malienne, les enseignants volontaires vont-ils devoir replonger, à leur corps défendant, dans le chômage ? Ils le redoutent avec une déchirante anxiété. Il y a de quoi puisqu’aucune nouvelle proposition ne leur a encore été faite alors que des pistes pour les employer à bon escient existent, il suffit de les explorer.

Ils sont 9.300 enseignants volontaires qui croient dur comme fer à la volonté des plus hautes autorités de la République de trouver une issue favorable à leur situation. Pour cette raison, ils ont organisé un point   de presse dans les locaux de l’U.N.T.M. le samedi, 21 novembre 2020, non pas pour accompagner le vent de grève de la centrale syndicale, mais parce que la Bourse du Travail est le lieu emblématique de tout ce qui touche à l’emploi. Or, pour eux, il s’agit de cela. Loin donc de braver le pouvoir de la Transition, c’était plutôt l’occasion de passer un message fort, un appel en faveur de ceux-là qui sont venus à la rescousse de l’école nationale et qui ont réussi à sauver l’essentiel de l’année scolaire passée. Comme des pompiers appelés d’urgence, ils ont bien réussi, en effet, à éteindre l’incendie.

Les médias, presse écrite, radios, télés et videomen, n’ont d’ailleurs pas manqué de répondre à l’appel des braves gens pour écouter, analyser et diffuser leurs doléances. Celles-ci se résument en une préoccupation fort légitime : après avoir été employés et qu’ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, les enseignants  volontaires demandent qu’on leur prête une attention particulière, celle de trouver pour eux des emplois garantis. La courte période du volontariat a prouvé qu’il existe des légions d’enseignants sortis des instituts de formation qui n’attendent qu’à être déployés partout où besoin est  sur toute l’étendue du territoire national.  Or, il y a une réalité indéniable que l’école malienne souffre du manque de personnel enseignant dans plusieurs localités. Il n’y a donc qu’à explorer des pistes pour trouver des solutions à même de satisfaire tout le monde.

« A ton appel Mali Pour ta prospérité…  Nous sommes résolus de mourir pour l’Afrique et pour toi, Mali… »

Ces trois couplets de l’hymne national, déclamés par beaucoup au cours des échanges avec la presse, ont résonné dans les cœurs et les esprits, comme pour dire que la question désormais récurrente des enseignants volontaires relève de la responsabilité patriotique de chacun et de tous. Les intéressés ont traversé bien des chemins de croix et ils ne sont pourtant pas au bout de leur peine. Pourquoi, se demandent nombre de nos compatriotes, le Mali

ne répondrait-il pas maintenant à leur détresse ? Doivent-ils être abandonnés à leur sort après avoir bravé tant d’injures, voire de lapidations et d’agressions physiques et morales ? Ce dont il faut regarder en face, c’est que ces enseignants volontaires en situation d’abandon sont déjà des responsables et des chefs de familles pour qui il faut créer les conditions d’un épanouissement professionnel et humain. Leur désarroi est tel aujourd’hui qu’ils en sont à se demander s’il ne

faut pas ramener l’ex-Premier ministre Dr. Boubou Cissé aux affaires pour leur bonheur. Plus de 85 pour cent des enseignants volontaires sont ou l’espoir de leurs familles, ou des pères ou mères  de familles. Ce qui est désorientant chez tous, c’est qu’ils se sentent aujourd’hui abandonnés à eux-mêmes. Raison pour laquelle ils lancent un appel pressant aux plus hautes autorités de la Transition d’agir en sorte que l’acquis des six mois soit transformés en gain perpétuel. Les enseignants volontaires ont fini leur point de presse par des remerciements à l’adresse  du Syndicat national de l’Education et de la Culture (SNEC) et la Synergie des Syndicats Signataires du 15 octobre 2016 à travers la personne du Professeur Almoudou Touré et tous ceux qui ont témoigné leur soutien chez Ibou Sy, célèbre videoman sur les réseaux sociaux.

Oumar Dionfaga

 

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