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Politique

Élections législatives 2020 : le cas Tréta !

Pressenti comme candidat en commune V du district de Bamako depuis la députation avortée en 2018, le président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Bocar Tréta, et Directeur de campagne d’IBK à la présidentielle 2018, se balade toujours avec sa candidature en main.

Celui qui est censé désigner les candidats au niveau des sections des Tisserands aux élections législatives prochaines en est presque devenu le quémandeur. Il est envoyé en errance de Bamako à Téninkou. Partout, les portes se ferment devant lui, et il est fui comme une peste au sein de sa propre famille politique.
Après plus de vingt ans de lutte politique dans le parti présidentiel (RPM) dont il a été membre fondateur en juin 2001, le président Bocar Tréta, à défaut d’être à la Primature, rencontre aussi aujourd’hui d’énormes difficultés à faire partie des membres de la future équipe de l’Assemblée nationale. Il se trouve que de 2001 à 2020, la grande famille des Tisserands a été tellement envahie de militants ambitieux qu’il n’y a même plus de place pour ce cadre de premières heures du parti. L’information a été donnée par notre confrère « Le Témoin », comme quoi Dr Tréta, Président du parti majoritaire, RPM, et Président du regroupement Ensemble Pour le Mali (EPM), se voit balloté entre la commune V du district de Bamako et le cercle de Téninkou, sans pouvoir déposer sa candidature. « En effet, il a été annoncé comme colistier du candidat de l’opposition à T’ninkou, l’ancien ministre d’ATT, Amadou Cissé. Mais le président du BPN-RPM semble malheureusement ne pas avoir fini pour l’heure avec son destin de Juif Errant ? Après avoir buté contre toute une avalanche de misères en commune V où il réside, il était encore pressenti dans son terroir pour une investiture par sa formation politique en lieu et place d’Abdrahamane Niang. Mais, le président de la Haute Cour de Justice est demeuré, à l’issue de la conférence élective locale, le seul porte-étendard du siège qui revient aux Tisserands dans leur alliance traditionnelle avec l’URD et le député sortant, Amadou Cissé », informe notre confrère dans sa parution du lundi 3 février 2020.
Selon nos informations, après cette première tentative ratée, l’ancien ministre du Développement rural d’IBK se serait tourné vers la section RPM de la commune V, avant d’être buté à l’obstacle Moussa Timbiné, actuel 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
Aux dernières nouvelles, la candidature de Bocar Tréta serait pressentie à Macina. Mais, cela reste aussi à confirmer ! Alors question : Bocar Tréta mérite-t-il un tel traitement de la part de sa famille politique ? La réponse est, à coup sûr, non !

Fidèle parmi les fidèles !
Le sort actuellement réservé à Bocar Tréta est inadmissible pour la raison qu’il est le plus fidèle compagnon du président IBK, mais aussi qui a le plus souffert durant son 1er quinquennat.
Pourtant, depuis la nuit des temps, Tréta est là, présent au siège du parti comme un (simple) secrétaire Permanent. Il animait le parti, pratiquement seul, au moment où personne ne trouvait à manger, là.
Membre fondateur du RPM et actuellement président du parti, Dr Tréta a été victime de plusieurs coups bas de la part de sa famille politique. Malgré tout, il est resté, pour le président IBK, ce bouclier contre l’adversité de ses détracteurs.
Il est demeuré fidèle à son mentor, en descendant sur le terrain pour le défendre toutes les fois que le besoin s’est fait ressentir. « Le RPM est notre famille et IBK est le chef de famille. Je suis au courant de ce qui se passe au sein du parti. Nous avons l’obligation d’aller ensemble. Il faut que les gens comprennent que nous avons eu le pouvoir dans la transparence et dans la bravoure. La gestion du pays n’est pas facile et surtout pour un pays qui renait. Pour atteindre IBK, il faudra d’abord marcher sur nos cadavres. Mobilisons-nous, pour stopper les attaques déstabilisatrices contre le président IBK. Trop c’est trop ! Aujourd’hui, nous devons comprendre que la survie du RPM dépend de la stabilité du pouvoir d’IBK. Nous allons politiquement travailler pour que le parti puisse devenir la seule force à pouvoir proposer le président IBK aux élections de 2018. Si le RPM n’est pas fort, le pouvoir d’IBK ne sera pas fort », disait Tréta (fraichement éjecté du Gouvernement) aux militants du RPM, lors d’une rencontre de la section III RPM du district de Bamako en mars 2016.

Face aux maux au sein du parti qui sautaient à l’œil à mi-mandat du 1er quinquennat du président IBK, Bocar Tréta a, toujours, prôné la convergence et l’unité des militants du RPM et des partis de la CMP autour du président IBK. Bref, si le RPM est arrivé soudé à l’élection présidentielle de 2018, c’est grâce à ce baron qui n’a d’autre mentor que le président IBK. Il a été l’initiateur de toutes les grandes manifestations de soutien du RPM et de la CMP au président IBK en se mettant entre lui et les cadres « arrivistes » du parti.

Grâce aux efforts de Bocar Tréta, le RPM a, aussi, su jouer et assumer son rôle de leader au sein de la Convention de la majorité présidentielle. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le président IBK a jeté son dévolu sur pour diriger sa campagne. Le 12 août 2018, il a donné raison au président IBK en réussissant, haut la main, la lourde mission de le faire réélire pour un second mandat à la tête de la magistrature suprême. Mais, il n’est pas à son premier succès en tant en que directeur de campagne d’un candidat sortant. Il fut, en 1997, le maître d’ouvrage de la réélection du président Alpha Oumar Konaré. Un challenge qu’il a, aussi, su relever avec brio à l’époque.

En faisant le même exploit pour IBK en cette année électorale 2018, Bocar Tréta s’est fait une nouvelle notoriété dans l’arène politique malienne. A savoir : le spécialiste de la réélection des présidents sortants. Et ses efforts politiques et consentis dans la durée que les propres compagnons de lutte politique veulent mettre à l’eau en faisant obstacle à son ambition légitime de figurer parmi les locataires de la future Assemblée nationale. Non, c’est trop injuste !!!
Moussa Koné

Source : la lettre du Peuple

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