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Actualité Politique

Disparition et apparition de Ammy Baba Cissé du Figaro du Mali : la vérité

Nous avons tous été alertés ce samedi à 16h pour dire que notre petit frère Ammy Baba CISSÉ du Figaro du Mali avait été enlevé. Aussitôt la presse dans son ensemble et surtout les présidents des faîtières se sont mobilisés pour lancer l’alerte et les recherches. Tout le monde est mis en branle au Mali et même à l’international, les réseaux sociaux et les éditions des journaux et radios sont saturées par les appels et les condamnations, les présidents des faitieres se concernent et donnent des interviews à la presse nationale et internationale (RFI, France 24, Voa, BBC) sur le sujet. Le monde entier est en alerte maximum.

Dans la précipitation et dans l’irresponsabilité totale, certains journalistes accusent ouvertement Ben Barka le secrétaire général de la présidence, Karim Keita le coupable idéal, et surtout la sécurité d’Etat connu pour ses méthodes. Une nuit passa…

Sans aucun discernement, la jeune génération de journalistes que nous sommes veut aller très vite, elle veut marcher sur la sécurité d’Etat, l’ORTM et le ministère de la sécurité etc…qu’elle accuse tacitement.

L’état est alerté et les services de sécurité et de renseignements du Mali, les réseaux de téléphonies et les renseignements generaux militaires sont tous mobilisés à des coûts de millions. Le premier ministre et le Président de la République sont informés aussitôt.

Les présidents des faîtières en hommes avertis nous demandent d’aller doucement et de pousser d’abord les recherches, nous ne les comprenons pas et certains dans leur manque de retenue vont jusqu’à les traiter de vendus dans l’affaire de l’enlèvement et de la disparition inquiétante de leur confrère ABC.
Ça chauffe et tout le monde est sur les nerfs.

Pendant que les uns et les autres s’activent davantage dans une recherche effrénée, peinard, Ammy Baba CISSÉ réapparaît chez lui comme par magie.

Les collègues et présidents des faitières sont à son domicile. Il n’était pas enlevé mais avait l’heure d’avoir veillé quelque part, le visage pâle et les yeux rouges.

Ils l’interogent. Aucune explication crédible ne vient de lui à ses visiteurs. Il prétend s’être isolé quelques part en supposant des menaces contre lui…pititi patata.. Et c’est tout.

Mais pourquoi n’avait-il alerté personne de sa famille, de ses amis, de ses confrères et de ses Prédisent de faîtières d’une supposée ou réelle menace à son encontre ? Allez savoir !

Aujourd’hui, nous devons la vérité à la population et nous leur demandons pardon.

Vous avez compris, mon digne petit frère a simplement découché à la recherche de la lune 🌙 et sa famille sans nouvelles de lui a crié au scandale en pensant au pire. Alors qu’il n’en était rien. Il se la coulait douce en cette période de « finale» à la veille du mois de carême qui s’annonçait. C’est la jeunesse et c’est son âge. Rien de trop alarmant donc. Même l’intéressé connu pour ses multiples posts sur les réseaux sociaux n’en pique mot ! Il faut préparer l’opinion publique a avaler une histoire, ça prend du temps et entre temps, l’image de la presse prend un sérieux coup !

Nous comprenons parfaitement les suspicions des gens quand nous savons que ça fait plus de deux ans que nous n’avons aucune nouvelle de Birama Toure. Mais soyons prudents et respectons nos présidents de faîtières et croyons en eux. Ce sont eux que nous avons choisi pour nous représenter et nous devons rester toujours derrière eux quel qu’en soit la situation.

Aujourd’hui nous sommes presque humilié car nous sommes allés trop vite et trop loin. C’est pas mal mais ayons de la mesure prochainement dans ce que nous disons et faisons avant de savoir toute la vérité dans une affaire.

Nous devons aussi se dire certaines vérités : arrêtons les manipulations, ça ne fait pas de nous des héros encore moins de grands journalistes.

Nous vous devions la vérité et c’est fait.

Encore une fois nous présentons nos sincères excuses à l’ensemble de la population.

Nous remercions toutes les organisations et toutes personnes qui se sont mobilisés pour la cause de la presse. Nous comptons toujours sur eux.

PS: Pour nous excuser auprès de nos aînés de la presse, mon petit frère et moi allons offrir très vite un bélier. Quand à nos petits frères bavards, celui qui en parle encore même en apartheid va me sentir.

Le débat est clos.

Signé : Seydou Oumar Traoré.

 

 

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