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Economie

Deuxième Salon international de l’artisanat du Mali : plaidoyer pour l’accès des artisans aux marchés publics

L’hôtel Salam de Bamako a abrité, samedi dernier, la cérémonie de lancement de la 2ème édition de Salon international de l’Artisanat du Mali (SIAMA), qui se tiendra du 07 au 21 novembre 2002, au Parc des expositions de Bamako. C’était en présence de M. Mamadou Minkoro TRAORE, président l’Assemblée permanente de la chambre des métiers du Mali (Apcmm), du Directeur General de Orange-Mali. Le pays invité de cette 2ème est le Sénégal.

Redonner à notre pays, son lustre d’antan en matière d’attraction touristique malgré le contexte actuel qui y prévaut, tel est l’objectif de ce salon qui est en passe d’être un rendez-vous incontournable.
Si la première édition avait été pilotée par le ministère de l’Artisanat et du tourisme, l’organisation de cet événement est désormais confiée à l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (Apcmm), comme avait promis la ministre de l’Artisanat et du tourisme lorsqu’elle initiait l’évènement. Une fierté pour le président TRAORE, qui a remercié Mme la ministre pour cet honneur. Il a ainsi promis de relever le défi de la réussite de cette édition. Il a ainsi précisé qu’en plus du Sénégal, qui est l’invité d’honneur, que les autres pays membres du Comité de coordination pour le développement de l’artisanat africain (CODEPA) sont invités pour faire de cette fête un rendez-vous panafricain.
« Nous nous engageons à relever le défi de la commande publique. En effet, nous restons confiants quant à nos capacités de fournir des produits artisanaux de qualité à même de satisfaire les besoins de la population », a-t-il rassuré.
Selon lui, un autre côté plus intéressant de cette messe des artisans, c’est la cohésion sociale pour la simple raison que ce salon permet le brassage des différentes communautés venues de toutes les régions du Mali. En tout cas, en confiant l’organisation de cette édition à l’Assemblée permanente des chambres des métiers du Mali (Apcmm), la ministre Nina walett INTALOU, selon le président de l’Apcmm, ne fait que tenir la promesse qu’elle avait prise dans son discours d’ouverture de la première édition.
« En 2017, Mme la ministre, vous avez promis que l’organisation de la prochaine édition sera confiée à l’Apcmm. Ce qui a été chose faite, car la présidence de la Commission d’organisation a été confiée au président de l’Apcmm. La nouveauté, cette année, c’est qu’en prélude à ce grand rendez-vous des artisans de Bamako, des salons d’exposition seront organisés dans les régions afin de désigner le meilleur artisan qui va représenter sa localité », Mamadou Milkoro TRAORE.
Le Directeur de Orange Mali s’est dit fier du fait que sa société soit le sponsor officiel de ce grand rendez-vous.
« Orange-Mali intervient dans quatre domaines qui sont la culture, l’éducation l’humanitaire et le tourisme. Donc, nous avons décidé d’appuyer cette édition qui mettra en exergue le savoir-faire des artisans du Mali et d’Afrique », a-t-il dit.
Quant à la ministre Nina WALLETTE, elle a une fois de plus réitéré la volonté de son département pour la promotion de l’artisanat du Mali. C’est ce qui justifie, selon elle, l’initiale de ce salon. Elle rappelle que le SIAMA est l’occasion de se faire une idée des artisans de toutes les régions du Mali.
« Les artisans du Mali ont un savoir-faire particulier. À travers leurs œuvres, ils font découvrir le Mali dans toute sa diversité », s’est-elle réjouie. Elle a félicité les artisans du Mali pour avoir porté très haut le flambeau Mali lors des autres rencontres internationales de l’artisanat.
Signalons que le SIAMA 2019 a pour thème : « Accès des Artisans aux marchés publics, facteurs de développement du secteur de l’artisanat et de réduction de la pauvreté ». Il disposera de neuf pavillons de 500 stands climatisés, 84 stands bâtis et plus de 100 stands aménagés.

PAR CHRISTELLE KONE

 

Promotion de la diversité des expressions culturelles: plaidoyer pour l’accès des Artisans aux marchés publics

 

Le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, a présidé, ce 21 octobre 2019, l’ouverture des travaux de la session de formation des membres du Comité national de mise en œuvre et de suivi de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, au Musée National du Mali. C’était en présence du Représentant de l’UNESCO au Mali, Edmond MOUKALA ; l’Ambassadrice de la Suède au Mali, partenaire financier du projet ASDI ; des Représentants des Organisations Non Gouvernementales et des Associations culturelles, etc.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet UNESCO/ASDI : « Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles ».
Selon ses initiateurs, le présent atelier de formation est donc une étape décisive dans la collecte et le partage des informations, des données statistiques et des bonnes pratiques sur les politiques et mesures qui protègent et promeuvent la diversité des expressions culturelles. Aussi, s’agi-t-il s’agit de la production du rapport périodique quadriennal du Mali pour 2020 sur la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Par ailleurs, cette rencontre vise à permettre participant de consolider leurs expériences acquises, de comprendre le contenu de la Convention 2005, ses directives opérationnelles et son cadre de suivi, le canevas de production du rapport périodique quadriennal et la méthodologie de collecte de données sur le terrain. Enfin, l’atelier permettra d’impliquer et de créer une synergie d’actions entre les parties prenantes en vue de renfoncer leurs capacités pour une meilleure collaboration et élaboration du rapport périodique du Mali.
À l’entame de son intervention, le ministre N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, a souligné que l’adoption de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, par la 33ème Session de la Conférence Générale de l’UNESCO, a jeté les bases d’une protection juridique de ce volet culturel au plan national et international.
Basée sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles reconnait la double nature culturelle et économique des expressions culturelles contemporaines, le droit des États de conserver, d’adopter et de mettre en œuvre des politiques visant à protéger et à promouvoir la diversité des expressions culturelles et à soutenir la création, la production, la distribution et l’accès aux biens et services culturels. Enfin, cette Convention fournit un cadre pour des systèmes de gouvernance de la culture informés, transparents et participatifs.
De l’intervention du ministre, il ressort que le Mali est l’un des premiers pays (18ème pays sur 146 à ce jour) à ratifier cette Convention, le 09 novembre 2006.
De l’avis du ministre, notre pays possède de nombreux atouts qui favorisent l’émergence des secteurs culturels créatifs, à savoir : la richesse et la diversité de ses expressions culturelles, qui attirent des opérateurs culturels étrangers. Elle s’est aussi réjouie du dynamisme et la capacité des opérateurs culturels maliens à créer de nouvelles activités économiques génératrices de croissance et à s’adapter aux évolutions rapides de la société.
Avant de terminer, Mme N’Diaye a remercié les partenaires techniques et financiers du Mali, notamment l’UNESCO et l’Agence suédoise de coopération internationale au développement, dont l’appui inestimable a permis la mise en place de ce projet visant à protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles dans les États-parties à la Convention de 2005. Elle a également félicité les membres de la Commission nationale de mise en œuvre et de suivi de cette convention pour le choix porté sur eux.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source infomatin

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