Vous devez respecter le droit d'auteur
ALERTE Politique

Crise sociopolitique : des députés maliens dont l’élection est contestée, refusent de démissionner malgré les injonctions de la Cédéao

Le départ de 31 députés de l’Assemblée Nationale est l’une des recommandations de la Cédéao qui ne semble pas satisfaire les deux parties.

La pression ne retombe toujours pas, deux jours après la réunion virtuelle des chefs d’Etats de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) sur la situation au mali.

Ces derniers ont proposé entre autres que la trentaine de députés dont l’élection est contestée démissionnent et que le scrutin soit réorganisé. Il s’agit des députés issus des circonscriptions comme la Commune I, la Commune V, la Commune VI, Kati, Sikasso, Bougouni, Koro.

Voici leur liste

1- Gouagnon Coulibaly (Kati) – URD
2- Youssouf Camara (Kati)
3- Siaka Batouta Bagayogo (Kati) – RPM
4- Domo dit Adama Sidibé (Kati) RPM
5- Aïssata Maïga (Kati) – URD
6- Tiassé Coulibaly (Kati) – ADEMA
7- Sadio Doumbia (Kati)
8- Mamadou Tangara (Sikasso)
9- Haoua Traoré (Sikasso)
10- chaka Traoré (Sikasso)
11- Abou Bagayogo (Sikasso)
12- Fatoumata Kanouté (Sikasso)
13- Nouhoum Bocoum (Sikasso)
14- Kadidia Ouloguem (Sikasso)
15- Drissa Sangaré (Bougouni)
16- Maimouna Mariko (Bougouni)
17- Soungalo Togola (Bougouni)
18- Dieminetou Fomba (Bougouni)
19- Moussa Timbiné (Commune 5)
20- Ibrahima Bagayogo (Commune 5)
21- Oumou coulibaly (Commune 5)
22- Mariam Kagnassy (Commune 6)
23- Mamadou Soumaoro (Commune 6)
24- Mohamed Sanogo (Commune 6)
26- Mamadou Frankaly Keïta (Commune 1) RPM
27- Oualy Diawara (commune 1) ADEMA
28- Marcelin Geungueré (Koro) INDÉPENDANT
29- Hamidou Djimdé (Koro) INDÉPENDANT
30- Yogouré Dougnon (Koro) INDÉPENDANT
31- Djouwaratou zorme (Koro) INDÉPENDANT

Plusieurs formations politiques concernées par cette décision ont organisé des concertations internes. C’est le cas par exemple de l’Union pour la République et la démocratie (URD) dont Gouagnon Coulibaly est vice-président. Lui-même élu contesté de Kati (près de Bamako), son parti a décidé que les 4 députés dont l’élection est contestée ne puissent pas démissionner.

“Il n’y a pas beaucoup à réfléchir : nous avons décidé de ne pas démissionner du tout. Nous ne sommes pas d’accord avec cet appel de la Cédéao”.

Selon Gouagnon Coulibaly, l’injonction de la Cédéao assortie de possible sanctions viole la Constitution du Mali et n’est donc pas légale puisque les députés sont élus pour cinq ans.

“Si nous devons démissionner, Ibrahim Boubakar Kéïta doit aussi démissionner”, martèle le député.

M. Coulibaly estime que les missions de la Cédéao n’ont pas permis d’écouter les 31 députés contestés à qui l’on demande de rendre l’écharpe.

Au-delà de l’opposition des députés face à la décision de la Cédéao, des doutes persistent sur le processus qui sera mis en place pour conduire les partielles et avec quels acteurs.

Au plan des négociation et du dialogue interne, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a demandé mardi à l’influent imam Mahmoud Dicko de “s’impliquer” pour que le mouvement d’opposition M5-RFP rejoigne un Gouvernement d’union nationale.

Lors d’un tête-à-tête au domicile du chef religieux, figure de proue de la contestation, le chef du gouvernement “a demandé à l’imam de s’impliquer pour que les acteurs du M5-RFP acceptent la main tendue du chef de l’Etat (Ibrahim Boubacar K2ïta) en rejoignant le Gouvernement d’union nationale, en privilégiant le dialogue comme solution incontournable de sortie de crise”.

Le samedi dernier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a discrètement reçu des hauts responsables de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM). L’objet de la rencontre était de parler de la crise politique locale. IBK a demandé aux dirigeants de son parti de demander aux députés “mal élus”  du RPM de rendre le tablier pour faciliter la sortie de crise.

“Oui, le Président nous a demandé effectivement de faire démissionner les députés ‘’mal élus’’ y compris le Président de l’Assemblée. Ça peut faciliter les choses et provoquer des élections partielles auxquelles pourront se présenter les mêmes députés. Mais s’ils ne démissionnent pas, une décision politique de la CEDEAO pourrait intervenir comme ce fut le cas en Guinée-Bissau”, avait déclaré à l’Afp une source proche du RPM.

Source : Malicanal.com avec BBC

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *