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Décrispation de la situation politique : le silence d’IBK inquiète plus d’un – MALI CANAL
Politique

Décrispation de la situation politique : le silence d’IBK inquiète plus d’un

Face aux propositions de sortie de crise du Mouvement du 5 juin, Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta ne semble pas être disposé à entamer le dialogue avec ceux qui demandent son départ pour décrisper la situation politique que vit notre pays depuis la manifestation du vendredi 5 juin dernier.

En lieu et place d’une réponse claire face aux propositions de sortie de crise du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour sauver le Mali de l’abîme, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) laisse parler à sa place la Convergence des forces républicaines (CFR), un conglomérat hétéroclite de partis politiques et d’associations de soutien aux institutions de la République. N’étant l’interlocuteur désigné par aucune autorité de la place, ce regroupement s’est fendu d’un communiqué qualifiant les propositions du M5- RFP d’anti démocratiques.

Ainsi le M5-RFP, dans un mémorandum, s’est dit prêt au dialogue avec la mise en place d’un organe transitoire pour un Mali nouveau, assorti des conditionnalités comme la dissolution de l’Assemblée nationale avec la mise en place d’un organe législatif de transition, le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle, la mise en place d’un gouvernement de transition avec un Premier ministre choisi par le M5-RFP.

Le Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) précise que ce Premier ministre ne pourra «être demis par le président de la République que par les conditions prévues par la charte de la transition. Il forme son gouvernement en entier et nomme aux hautes fonctions nationales».

Le silence du président Keïta inquiète plus d’un. Depuis les manifestations du 5 et 19 juin, regroupant des milliers de personnes au monument de l’Indépendance à Bamako, il ne s’est pas encore prononcé sur la situation politique tendue par la revendication du M5-RFP réclamant sa démission ou encore moins sur les propositions faites par une délégation ministérielle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a séjourné au Mali du 18 au 20 juin. Cette attitude du chef de l’Etat malien est vue d’un mauvais œil dans l’opinion publique nationale à un moment où le pays est sans gouvernement, depuis le 11 juin dernier.

Si les uns pensent qu’IBK ne se soucie pas de la bonne marche du Mali pour relever les défis de tout genre auxquels notre pays est confronté depuis 2012, les autres parlent d’une réflexion murie au sommet de Koulouba pour trouver un terrain d’entente avec le M5-RFP. Quoi qu’il en soit, le président de la République devrait se prononcer sur le mémorandum du M5-RFP pour éviter à notre pays une autre grave crise  politique comme celle de 1997 dont il a géré avec le président Konaré dans le sang (assassinat du serment Moussa Diarra lors d’un meeting au palais de la Culture) et par l’embastillement des leaders politiques du Collectif des partis politiques de l’opposition (COPPO). Ce passé douloureux, nous ne souhaitons pas le revivre dans notre pays, lié encore aux élections.

Ce silence d’IBK traduit que le président malien ne serait pas disposé à entamer les négociations avec le M5-RFP pour une sortie heureuse de cette crise. Mais l’homme compte surtout jouer sur le temps pour un essoufflement du M5-RFP ou à défaut de passer par la corruption politique pour débaucher certains responsables de la contestation contre son départ des affaires de l’État.

D’ailleurs, cela a déjà commencé. L’iman Mahmoud Dicko, au sortir d’une rencontre avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, de retour de Nouakchott, où il avait pris part au sommet du G5 Sahel, dira que son interlocuteur l’a prié d’abandonner le navire du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) en échange de trois (03) postes ministériels pour la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’iman Mahmoud Dicko (CMAS) et d’autres avantages. Mal lui en a pris. IBK s’est buté au refus de l’iman Dicko qui a déclaré qu’il se bat pour le Mali et non pour des postes ministériels.

La balle est donc dans le camp d’IBK pour sauver le Mali de l’abîme.

Yoro SOW

Source : l’Inter de Bamako

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