Sports

Decès de Diego Armando Maradona : « El Pibe de Oro» est une source d’inspiration pour les jeunes défavorisés

En dehors de sa légendaire carrière de footballeur, Diego Armando Maradona doit être une référence, une source d’inspiration pour une grande partie de la jeunesse malienne voire africaine qui broie du noir parce qu’essentiellement elle ne croit pas en elle-même. El Pibe de Oro » (Le gamin en or) qui a ébloui la planète foot de son talent et de sa maestria pendant les années 80 et 90, est le parfait exemple d’un enfant né dans une extrême pauvreté dans un quartier malfamé et qui a réussi à surmonter tous les obstacles pour mettre le monde à ses pieds magiques !

 

S’il était à l’aise avec une chose et dans un endroit précis, cela devait être un ballon sur un terrain de foot ! Comme Pelé à son époque, Diego Armando Maradona (né le 30 octobre 1960 à Lanús et mort le 25 novembre 2020 à Tigre) a réussi à hisser le football dans une nouvelle ère devenant ainsi l’idole et la source d’inspiration de millions d’enfants à travers le monde dont certains comme l’Ivoirien Didier Drogba sont devenus des Stars plus tard.

Tel un magicien, « Dieguito » avait le talent inné d’enchanter les fanatiques du foot. Autant détesté qu’adulé, Diego Maradona est demeuré ce « Dieu argentin » du ballon rond. Comme l’ont mentionné nos confrères de « L’Equipe », Maradona « n’était peut-être pas le plus grand mais il était le seul. Le seul en son genre, trop grand pour sa propre vie ». Son histoire est de celles qui mènent de la gloire à la déchéance, du génial au sordide. Elle a commencé dans un bidonville des faubourgs de Buenos Aires, où il voit le jour le 30 octobre 1960.

Dans son autobiographie, « Moi, Diego » (Calmann-Lévy, 2001), le joueur raconte avec émotion cette enfance défavorisée. « Je garde un souvenir heureux de mon enfance, bien que si je devais définir d’un seul mot Villa Fiorito, le quartier où je suis né et où j’ai grandi, je choisirais le mot lutte. A Villa Fiorito, quand il y avait à manger, on mangeait, sinon, on ne mangeait pas », a-t-il rappelé.

Et comme l’a rappelé un consultant, Maradona est quand même l’exemple typique de la trajectoire d’un gosse pauvre du sud qui a atteint en très peu temps le succès, la gloire, l’argent… Et pour être surnommé «El Pibe de Oro » (Le gamin en or) dans un tel environnement hostile, le seul talent ne suffit pas. Il faut de la volonté, du courage, de la patience, de la persévérance, de la personnalité… Une énorme force mentale pour surmonter les obstacles sciemment dressés sur son chemin. « Maradona c’était aussi un compagnon de combat. Fortune ou pas Maradona était resté du côté du peuple », a reconnu Jean-Luc Mélenchon, homme politique français, dans son hommage. En tout cas, Maradona a apporté aux plus humbles ce qui leur faisait le plus défaut : la fierté ! Et cela au prix d’une lutte implacable contre les préjugés, la discrimination, les injustices…

La carrière de Maradona a aussi été jalonnée de rencontres fortes avec le football africain. Et il n’a jamais hésité à prendre la défense ses joueurs africains cible des attaques racistes, notamment en Italie. « Dans le football, le racisme continue d’exister. Les joueurs blancs sont toujours favorisés par rapport aux joueurs noirs, c’est une honte… J’ai joué sept ans avec Naples et j’ai moi aussi été victime de chants racistes de la part de certains fans… Il faut éliminer le racisme du football une fois pour toutes», s’était emporté Maradona en 2018 après des attaques racistes contre le Sénégalais Kalidou Koulibaly (Naples, Italie).

On comprend alors qu’un hommage unanime continue à lui être rendu à travers le monde. «Ce qu’il a fait dans le monde du football est incroyable. Il est difficile de trouver une personne ou un joueur qui a aimé ce jeu plus que lui. Dans tous les sens», a témoigné Pep Guardiola.

Pour nous autres, ce sont surtout les images de sa brillante coupe du monde «Mexico 86» (Mexique), remportée par l’Argentine, qui dominent presque toutes les autres. Comment ne pas se souvenir à vie de son festival face à l’Angleterre pour marquer «le but du siècle» ? Un moment d’anthologie de l’histoire du football mondial !

A de nombreuses reprises, ces dernières années, des rumeurs l’ont annoncé à l’agonie ou décédé. Et la star se savait en sursis depuis longtemps. En 1997, des soucis de santé lui avaient valu cet aveu : «Il est évident que je suis en connexion directe avec le grand barbu» ! Décédé le 25 novembre 2020 à 60 ans dès suite d’un arrêt cardiaque, Diégo Armando Maradona été a inhumé le lendemain dans l’intimité familiale après un hommage national qui lui a été rendu par une foule qui continuera à pleurer encore son idole voire son Dieu.

Malgré cette disparation physique, cette légende continuera à être longtemps louée pour non seulement son génie, mais aussi pour son humilité et son engagement pour des causes nobles comme par exemple la lutte contre le racisme dans le sport, le football notamment. La Planète foot pleure aujourd’hui et va longtemps pleurer une icône, une légende qui a marqué son histoire.

Et une légende ne meurt jamais ! Donc Au Revoir Dieguito !

Moussa Bolly Source : le matin 

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez respecter le droit d'auteur