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Société

Coronavirus : la menace aux portes du Mali

La pandémie COVID19 est à nos frontières. Sans passeport ni visa, cette maladie qui a mis en branle le monde entier (la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, l’Asie et l’Afrique) inquiète plus d’un au Mali dont le seul pays limitrophe qui était encore épargné, à savoir le Niger, a finalement enregistré son premier cas, le jeudi 19 mars selon les autorités de ce pays.

En effet, l’embarras est palpable, le COVID-19 est aux portes du Mali qui est pour le moment le seul pays d’Afrique de l’Ouest qui n’enregistre pas encore de cas confirmé de COVID-19, mais reste très vulnérable à la pandémie. Nous faisons le point.

Le Mali se trouve désormais entouré par des pays contaminés par le virus (mortel) appelé COVID-19. La menace est grandissante. Puis que, spécialistes en santé publique, médecins, intellectuels, dans les universités et mêmes autour des grins, on s’accorde à dire que l’Afrique n’est pas prête à accueillir la maladie. Et pourtant, elle s’y est invitée dans presque tous les pays proches du Mali, de la manière la plus disséminée, et l’urgence est bien présente à nos frontières.

Au Sénégal tout près, 31 cas sont déjà confirmés positifs. Le pays de Macky Sall est sous l’alerte de la propagation du virus dont le système sanitaire de la France peine à la maitriser. Voilà pourquoi, le président sénégalais a invité ses compatriotes vendredi 20 mars dernier à plus de rigueur et de vigilance : « Nous devons plus que jamais agir ensemble pour freiner la propagation du COVID19. Adoptons les nouveaux comportements, respectons les gestes barrières », a posté vendredi dernier le président Sénégalais, sur son compte Twitter.

La menace est grandissime et est bien présente en Afrique de l’Ouest. Au Burkina Faso, notamment, l’angoisse gagne le terrain. Car, il est le premier pays, à avoir enregistré mercredi 18 mars dernier, le premier mort du Coronavirus, en Afrique Subsaharienne pour le moment. Il s’agit de Rose Marie Compaoré, 2è vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina, qui était militante du parti (UPC) Union pour le progrès et le changement.

L’Assemblée endeuillée, le jour suivant, deux ministres ont été à leur tour testés positifs au COVID-19, dont le ministre de l’Education nationale, qui a lui-même donné l’information sur sa page officielle. Actuellement, le Burkina compte au moins 22 cas testés positifs, dont un décès. Également touchée, la Côte d’Ivoire enregistre actuellement au moins 9 cas selon les autorités du pays. Elles précisent : « les menaces de propagation sont élevées… ».

C’est également le cas dans ce pays proche du Mali, l’Algérie, qui compte aujourd’hui 74 cas, un des taux les plus élevé en Afrique, qui compte certes peu de cas, mais dont les menaces de propagation sont réelles. Car, de constat, en l’espace d’une semaine, presque tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, sauf le Mali, ont enregistré des cas, le Niger qui restait avec le Mali les seuls exempts, a aussi connu é son premier cas, le jeudi 19 mars, pendant que la Mauritanie en déplore deux cas positifs, la Guinée Conakry compte 1 cas.

En tout état de cause, l’Afrique de l’Ouest compte actuellement des dizaines des cas testés positifs au COVID-19, pendant que les vulnérabilités des pays de cette région restent énormes comme le Mali et : « face à la menace du COVID-19, notre force réside dans l’anticipation » a fait savoir le ministre malien de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, au cours d’un point de presse, le mercredi dernier.

Ousmane Tangara

Source : le flambeau

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