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Société

Conférence ministérielle sur “l’accès aux ressources naturelles et les conflits intercommunautaires” : discours du RSSG, Mahamat Saleh Annadif

(Bamako, 28 au 29 novembre 2019)

  1. le Ministre de la Santé, Représentant le PM.
  2. le ministre des Affaires étrangères de la République du Mali,
  3. le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine

Mesdames, Messieurs les Ministres    

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des O.I.

Chers invités,

Mesdames, Messieurs

A l’entame de mes propos, j’aimerais remercier l’Union africaine et la République du Mali pour l’organisation de cette conférence ministérielle sur un thème d’actualité et d’importance capitale, portant sur la prévention et le règlement des conflits communautaires liés à l’accès aux ressources naturelles.

En effet, ces dernières années, les conflits communautaires se sont multipliés un peu partout en Afrique, notamment au Sahel, où ceux-ci sont alimentés et parfois alimentent l’extrémisme violent et le terrorisme.

D’après les statistiques de la MINUSMA, près de 70 % des conflits communautaires dans l’espace Sahélo-saharien, sont liés à l’accès aux ressources naturelles, notamment l’eau, les pâturages et les mines.

Historiquement ces conflits se résolvent à travers des mécanismes traditionnels appuyés par les autorités administratives locales.

La parution du phénomène du terrorisme et de l’extrémisme violent, conjugué aux effets du changement climatique, l’éloignement ou l’absence de la puissance publique ont largement contribué à la dégradation de la cohésion sociale et des mécanismes communautaires de prévention et de résolution des conflits.

Ces changements sociaux, entremêlés avec une population jeune, en croissance constante et sans repères sont des facteurs aggravants de la détérioration de la situation sécuritaire.

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Chers invités,

C’est partant de ce constat que L’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger en son article 46, a énuméré un certain nombre de pistes de solutions susceptibles de répondre à la problématique posée. On peut en retenir trois (3) :

  1. Le renforcement du pluralisme juridique, en intégrant les dispositifs traditionnels et coutumiers de règlement des conflits sans préjudice di droit régalien de l’Etat en la matière.
  2. La revalorisation des autorités traditionnelles, garants des mécanismes sociaux et communautaires de gestion des conflits liés aux ressources qui existent et généralement acceptés et respectés dans les communautés d’origine. Ainsi en 2014, il était noté que 37% des litiges fonciers de la Région de Mopti étaient traités à travers les mécanismes de règlement amiable des conflits.
  3. Et enfin la restauration de l’Etat de droit et la lutte contre l’impunité qui sont des étapes essentielles pour la réconciliation. Ceci passe par le rétablissement de la confiance envers la justice et l’égalité des citoyens devant la loi.

Je vous remercie pour votre aimable attention et souhaite pleins succès à vos travaux

    

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