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Compte rendu de l’Intervention du Chérif de Nioro, le jour, 26 avril 2019 après la première de vendredi – MALI CANAL
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Compte rendu de l’Intervention du Chérif de Nioro, le jour, 26 avril 2019 après la première de vendredi

Après un brillant commentaire sur cheick Mahmoud, une personnalité influente qui a marqué sa mémoire à travers la relation avec son père Cheick Hamaoula.
Cheick Hamaoula était une personne qui avait une profonde affection pour son père. Je souhaiterais avoir le comportement de ce monsieur pour plaire à mon père.
Cheick Hamaoula n’a jamais souhaité avoir des enfants. Et pourquoi ? Parce qu’il avait prédit le contexte actuel que nous vivions.
Pour revenir à IBK, notre saint dira qu’après sa sortie comme vainqueur à l’élection présidentielle de 2013, <<qu’il est venu chez moi avant son investiture pour demander ma bénédiction afin qu’il puisse réussir dans sa nouvelle fonction présidentielle>>. À la fin de cette visite de courtoisie, je lui ai exhorté deux choses qui sont :
-la préservation de la religion,
-et le respect de nos valeurs sociétales.
Il m’avait donné la promesse de ne pas me décevoir. Mais hélas !
Avec le Président IBK, je n’ai, absolument, rien cherché pour moi, ni pour mes enfants, ni pour mes adeptes.
Solliciter des postes pour tel ou tel est contraire à mes principes. J’ai préféré garder le silence tout en le laissant la latitude d’exercer ses fonctions comme il entend.
J’ai des fidèles qui sont cadres dans l’Administration et qui occupent de grands postes, mais je n’ai voulu les recommander au président par peur de ne lui imposer des choix qui pourraient tourner mal.
Cependant, je ne suis contre s’il décide de prendre mes proches capables de faire son travail.
Nous avons connu beaucoup de présidents, de l’indépendance à nos jours, dont seuls le Président Modibo Keïta et le Président IBK en 2013 ont été élus de façon transparente. Sinon, Alpha à son premier et second quinquennat, n’a gagné que de façon frauduleuse. ATT, n’en parlons pas. Tout ceci est une honte pour notre démocratie.
En 2013, IBK était le candidat des maliens et il a bénéficié de beaucoup de soutiens parmi la classe politique et également d’un large soutien de la société civile.
Je crois qu’IBK est plutôt bon exécutant et non bon président. Aujourd’hui, il n’en peut plus, il a montré ses limites sur toute la ligne.
IBK a laissé la gestion du Mali à la merci de sa famille. La justice est devenue un phénomène incontrôlable, la corruption est le synonyme du Mali. Pendant son premier mandat jusqu’au moment où je vous parle, il a eu à travailler avec 216 ministres.
La dernière situation qui m’a amené à lui tourner dos est due au fait qu’il n’ait tenu parole lorsque je suis intervenu auprès de lui pour rétablir les droits de certaines personnes lésées.
Ensuite, quelques mois après, il m’a envoyé un ministre avec qui j’ai eu un entretien de 16 heures allant jusqu’à 23 heures. Mon dernier mot a été de charger ce dernier d’aller dire au président qu’il ait pris sa position contre lui et qu’il n’est plus question de revenir sur ce qu’il peut considérer comme divorce depuis 8 mois et ce, depuis bien avant l’élection présidentielle.
Quelques temps après, suite au décès d’un de mes fils, il s’est rendu à Nioro avec une forte délégation pour me présenter ses condoléances. Malgré cela, je suis resté campé sur ma position. Et c’est pour lui témoigner de mon opposition à son régime, j’ai, donc, décidé de soutenir un autre candidat contre lui. Lequel candidat s’est classé 3ème.
Des membres de ma famille ont été la cible d’une attaque perpétrée par le fils du Président où les assaillants ont emporté 4 de mes véhicules et brûlé 2.
Quand soumaila a sollicité mon soutien au deuxième tour, je n’ai pas refusé, sauf que je lui avais dit qu’il ne gagnerait pas et que le Président IBK allait user de ses moyens pour tripatouiller et se maintenir au pouvoir.
Après les élections, suite à leur demande, j’ai accepté d’accorder mon soutien aux mouvements de contestation post électorale avec comme seule conditionnalité que ces manifestations soient pacifiques.
Nous sommes restés sur cette lancée jusqu’à la mise en place du gouvernement II de SMB.
Et c’est lorsque Boubeye a voulu glisser son projet d’Education sexuelle complète dans les programmes de l’éducation nationale que nous avions sollicité du président son départ où, d’ailleurs, j’ai été la première personne à donner le ton. La marche du 5 avril de Bamako s’inscrivait dans ce cadre. Après la marche du 5 avril, le président a, dans une déclaration, salué le professionnalisme des forces de l’ordre pour avoir pu encadrer la marche. Cette déclaration n’est ni plus, ni moins qu’une déclaration incendiaire contre nous en ce sens que notre Zawia a été la cible d’attaque avec gaz lacrymogène.
Je parle sans complexe que la situation du nord est une situation soutenue par le régime. C’est le pouvoir lui-même qui accorde son aide à une partie contre l’autre partie.
Il se trouve que c’est le gouvernement même qui, à travers, ses taupes donnent des renseignements aux terroristes contre nos soldats qui sont toujours livrés à la boucherie.
Par deux fois, l’Armée a fait des arrestations du côté des dijadistes et à chaque fois, ils sont relâchés sur instruction des plus hautes autorités. Les autorités militaires sont au courant de ces réalités.
Un responsable qui envoie son armée en mission et lui tend un piège est un chef irresponsable, un chef sans conscience et un chef sans dignité.
A ce rythme, il tuerait tous les soldats. Quel acte de haute trahison!
Pourtant les éléments qui assurent sa sécurité sont bien équipés et bien armés et ne connaissent même pas la guerre.
Le président IBK, à travers son service de renseignements, ont vendu des étrangers vivant sur notre territoire. Ces étrangers étaient respectueux de nos lois et règlements et s’acquittaient, convenablement, de leur devoir.
S’adressant toujours à IBK, le chérif ne cache pas sa colère et s’exprime en ces termes : <<C’est moi que tu traites de terroriste ? C’est contre moi que tu utilises tes forces de sécurité ? Sache que tes Forces ne peuvent rien contre moi mais inchallah, tu verras s’ils nous ont causé ou pas du tort?>>
Que le président IBK sache que nous nous sommes levés contre lui, nous n’avons pas peur de lui. Le président a juste une physionomie humaine, sinon sa personnalité incarne le reflet d’un animal.
Rédaction.
Cheick coulibaly
Porte-parole Union des jeunes hamalistes de Nioro.

 

 

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