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Politique

Clin d’œil : négocier est une alternative, qui doit attendre son temps

Une guerre quel que soit sa nature finit toujours par des négociations. La guerre au Mali n’échappera pas certainement à cette règle. Mais la crise malienne est une guerre très bizaroïde. Nous la traiterons pour pouvoir la classer de guerre asymétrique. Sinon elle est communautaire, sociale, religieuse et économique.

Surtout nous pensons que si les maliens s’étaient mis ensemble, que s’ils avaient mis du sérieux dans leur gestion publique tout cela n’allait point arriver. Nous étions respectés énormément.

Cette crise à toujours été nationale, nous l’avions toujours apaisé, sans jamais pouvoir l’arrêter réellement depuis 1962. Elle s’est muée à cause de négligences et faute de programmes réels de développement pour la zone septentrionale. Ce qui lui a donné le temps de se laisser greffer par des idéaux terroristes djihadistes à la faveur de la crise libyenne.

Présentement, l’Islam est devenu le cri de ralliement d’une crise qui était plus politique, plus nationale. Le laisser-aller permis aux prêcheurs par nos autorités a octroyé du poids à Amadou Koufa dans sa région. La rencontre de Iyad et du prêcheur de Koufa a changé carrément la donne géopolitique de la crise. Le manque d’anticipation de nos dirigeants nous a grandement affaibli.

En 2012 nous pouvions non seulement régler tout cela lors de la transition et même relancer un Mali nouveau. À défaut à l’election du président IBK, à la lueur du semblant de normalisation et de la légitimité de son triomphe, il aurait pu apaiser, Réformer les institutions, rassembler les maliens en les ecoutant tous jusque chez eux. Il pouvait être le père de la relance d’une grande nation . Mais l’affairisme et le laxisme ont repris vite le dessus.

Actuellement, parler de négociation, en position profonde de faiblesse, equivaudrait à accepter la charia d’obscurantistes, et de mettre tous les efforts de formation et d’engagement de nos partenaires à terre.

Et puis c’est s’engager avec juste une partie des rebelles, car on ne sait plus qui est qui, qui dirige quoi, et qui veut quoi. Que pouvons nous réellement promettre ? Et à quoi pourrions-nous serieusement nous attendre ? Et de qui ?

Maîtrisons les enjeux, identifions les acteurs et leur motivation, optimisons nos services de renseignements, renforçons notre armée, puis négocions. En ce moment on nous écoutera et nous aurons de véritables cartes en main.
Macké Diallo

Source : Malicanal.com

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