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Politique

Climat sociopolitique tendu : la section RPM de la commune V apporte son soutien à Moussa Timbiné et aux Institutions de la République

Les membres de la section RPM de la commune V de Bamako ont tenu, hier jeudi 2 juillet au siège du parti, une conférence de presse. Cela pour donner des indices corroborant la victoire de Moussa Timbiné lors des législatives ; contribuer à l’apaisement des militants ; apporter un soutien « total » à Moussa Timbiné et à toutes les institutions de la République.

En cette période de contestation de la victoire de  Moussa Timbiné, président de l’hémicycle, des précisions de taille viennent d’être fournies par les membres de la section RPM.La conférence était présidée par Bréhima Diabakaté, Segal adjoint de la section ; en compagnie de Badra Aliou Sidibé, chargé des questions administratives et judiciaires, Habib Sacko, secrétaire aux questions électorales. La conférence  visait : à contribuer à apaiser les esprits des Maliens,  des militants, et des électeurs des 2 listes concurrentes de la commune V (gagnante et perdante) ;à apporter les informations réelles et crédibles sur le contentieux électoral ; et à  affirmer le soutien « total » de la section au président de l’Assemblée nationale et aux institutions de la République.

Pour Bréhima Diabakate, « nous voulons ainsi calmer l’esprit des électeurs du camp adverse, parce qu’on leur a fait croire qu’ils ont gagné au niveau du ministère de l’Administration territoriale et que les données ont changé à la Cour constitutionnelle ».Le conférencier trouve que c’est plutôt le ministère en charge des élections qui a donné des « faux résultats », et non la cour. Bien vrai que la victoire de Moussa Timbiné en commune V est, de part et d’autre, contestée, Bréhima tient à préciser : « La section  RPM de la commune V ne s’inscrit pas dans la belligérance ».Il rappelle que la liste RPM a toujours remporté les élections qui ont eu lieu de 2013 à nos jours au sein de la commune V. Puis de préciser : « Au 1e tour des législatives dernières, la liste RPM-APR est arrivée en tête avec une différence de 930 voix. Au 2ème tour, elle est venue en tête avec 220 voix d’écarts en plus de l’appui de près de 30 partis politiques et des candidats ».

« Aujourd’hui, nous sommes dans la salle de la vérité qu’on voulait troquer, écorcher…», explique Aliou Badra Sidibé. Ce chargé des questions administratives et judicaires de la section rappelle qu’une centaine de comités avaient été mobilisés pour pouvoir suivre le déroulement des législatives. A la commission de centralisation des données électorales, explique Aliou, on avait un  mandataire qui s’appelle  Mariko. Ce dernier représentait le RPM au Gouvernorat du district de Bamako lors des travaux de centralisation des résultats de ces législatives. À ma grande surprise, ajoute l’intervenant, M. Mariko  m’a appelé pendant la période de centralisation des données  vers 03H du matin pour dire qu’il a été libéré d’entrer à la maison sous l’ordre du colonel Diarra, président de la sous-commission de centralisation. Et d’ajouter : « Mariko m’a expliqué qu’il y avait  trois enveloppes dont les résultats écrits en lettre ne correspondaient pas aux résultats des  chiffres. Notre mandataire devait retourner au gouvernorat le lendemain à 10H pour reprendre les travaux. En son absence, ceux qui étaient au gouvernorat ont achevé et envoyé les résultats au ministère de l’Administration ».

Aux dires de M. Sidibé, le mandataire Mariko a été obligé de signer les PV au Gouvernorat juste pour avoir les résultats. Après que les travaux aient été achevés en l’absence de ce mandataire, une délégation du parti a, selon Aliou, rencontré le gouverneur qui disait : « C’est la politique du mauvais perdant, vous savez très bien que Timbiné ne pouvait pas gagner ces élections ».Alors que le RPM devançait largement sur le camp adverse, le conférencier déplore que le Gouverneur de Bamako et  l’ex-ministre de l’Administration territoriale aient par tous les moyens  décidé de renverser la victoire de Moussa Timbiné. Pour les conférenciers, c’est la cour constitutionnelle qui a plutôt dit le droit en annulant les fausses voix sur la base des preuves fournies par la section RPM.

                                                                                                             Mamadou Diarra Source : le pays 

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