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Editos / Contributions

Clarification !

La semaine qui court, est considérée par les analystes et par les observateurs de la scène politique malienne comme la «semaine de la clarification» sur trois points clés.

La Charte de la transition qui reste un point de division entre acteurs politiques, militaires et société civile, adoptée samedi à l’issue de la concertation nationale, rencontre qui a regroupé pratiquement toutes les sensibilités importantes du pays à l’exception de la CMA.

Cette partie prenante qui a préféré, une fois de plus, se mettre à la touche concernant le devenir du Mali. L’absence de la CMA a valablement été compensée par la représentation qualitative des populations du nord avec une participation remarquée de centaines de responsables de partis, de syndicats et d’organisations de la société civile, pour définir la durée, la nature et l’organisation d’une transition appelée à refonder l’Etat malien.

La Charte de la transition définit le choix des hommes de la Transition, à savoir le président, le vice-président, le Premier ministre et le chef du Conseil national de la transition, l’organe législatif pour le contrôle de l’action gouvernementale.

Pour le poste de président, plusieurs noms circulent déjà avec des profils plus ou moins convenables (lire : Présidence de la Transition : les favoris sont connus). Le poste revient, on le sent, naturellement au patron du CNSP. Quant au gouvernement et à son chef, on sait que l’équipe de 25 membres au plus sera majoritairement des technocrates. Les postes régaliens de la Défense et de l’Intérieur restent dédiés à l’Armée.

Le second point de clarification porte sur le hiatus entre société civile et formations politiques à propos des documents de la Transition. En effet, si les politiques ont désapprouvé la Charte de la Transition, on attend maintenant la suite que les dirigeants du M5-RFP donneraient à leur dernier communiqué qui rejette les conclusions des Concertations nationales. À ce niveau, on peut imaginer que c’est la Cédéao qui pourra décider du comportement futur des politiques.

D’ores et déjà, CMAS et EMK, les deux composantes sociales du M5-RFP, applaudissent le document et manifestent leur opposition aux politiques. Si l’on ne peut prédire la fin du M5-RFP, il est clair qu’avec le positionnement des uns et des autres, une page est tournée dans cette phase de coordination inédite entre forces sociales et forces politiques.

Laquelle a mobilisé des millions de manifestants des mois durant à la Place de l’indépendance contre le régime défunt d’IBK, dont des nostalgiques, pour se venger des caciques du M5-RFP, ont lancé le Mouvement populaire du 4 septembre, en référence à la date d’investiture d’IBK commémorée par l’ancienne majorité présidentielle, avec un point de presse animé par le président de l’ancien parti présidentiel.

Enfin, la position de la communauté internationale qui, après le sommet de la Cédéao d’hier, doit maintenant considérer les réorientations, adaptations et changements opérés par le CNSP, pour maintenir le pays au sein de l’organisation sous-régionale, en mettant les formes politiques et diplomatiques nécessaires, comme par exemple, la référence faite dans la Charte de la Transition à la Cédéao et à l’Union africaine.

Abdoulaye Séga DIABATE

Source : Sud Hebdo

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