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Célébration de la journée internationale de la Liberté de la Presse : «La presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises, notamment la dépénalisation des délits de presse…» – MALI CANAL
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Célébration de la journée internationale de la Liberté de la Presse : «La presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises, notamment la dépénalisation des délits de presse…»

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré la journée du 3 mai, journée internationale de la Liberté de la Presse sous le thème : « l’information comme bien public ». Dans le cadre de cette journée, la Maison de la Presse du Mali, en collaboration avec ses partenaires, organise, du 3 au 7 mai 2021, la semaine de la presse à travers des conférences-débats et autres activités artistiques. Au cours de la cérémonie d’ouverture de la journée du 3 mai couplée à la semaine de la presse, le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou DANTE, a fait savoir que la presse se portera mieux si des « réformes courageuses sont entreprise, notamment la dépénalisation des délits de presse, l’indexation de l’aide directe à la presse et les aides indirectes, l’adoption des textes régissant la presse en ligne».

Cette cérémonie d’ouverture était présidée par la Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Bintou Founé Samaké, assurant l’intérim du Ministre de la communication et de l’économie numérique, en présence du président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou DANTE, du représentant de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies, pour l’Éducation, la Science et la Culture), Ibrahima Cissé, du représentant de la Haute autorité de la communication (HAC), Hamèye Cissé, des responsables des organisations faitières de la presse et d’autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le président de la Maison de la presse du Mali, Bandiougou DANTE, a fait savoir que l’année qui s’est écoulée a été une année éprouvante pour la Presse malienne. « Aux conséquences catastrophiques de la maladie à coronavirus, se sont ajoutées des interpellations extrajudiciaires et des plaintes formulées par de puissants syndicats. Depuis cinq ans, Birama TOURE demeure introuvable. En septembre 2020, Hammadoun Niailibouly, de son retour d’un atelier de formation de journalistes, a été descendu du véhicule à Mandjo, près de Somadougou, non loin de Mopti, et amené vers une destination inconnue. Le 18 avril 2021, Moussa Dicko, Directeur des programmes de radio Hairé de Boni, dans le cercle de Douentza, a été enlevé chez lui et est encore introuvable. Nous réitérons notre demande aux autorités de la transition de tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ces affaires effrayantes », a-t-il dit. Avant de mettre en garde ceux qui veulent salir la profession. « Nous le rappelons solennellement à ceux qui voudraient amener le gangstérisme dans notre profession, aux nostalgiques des trafics d’influence et des gestions chaotiques, aux prétendus professionnels qui opèrent simplement à partir d’un smartphone et à ceux qui travaillent aujourd’hui à salir l’image de notre maison commune. Qu’ils se ressaisissent. Dans notre pays, chacun sait qui est qui, qui a fait quoi et qui est devenu quoi. Aux officines qui souhaitent faire de la Maison de la Presse la partie prenante d’un jeu dangereux, malicieux et tendancieux, nous opposerons un refus ferme et catégorique. Non aux manipulations », a précisé Bandiougou Danté. En outre, dit-il, de la même manière dont les syndicats des magistrats ne peuvent être tenus pour responsables des dérives de certains, dont l’Ordre des médecins ne peut être tenu coupable des fautes de certains docteurs et l’Imamat ne peut être tenu complice des pratiques peu orthodoxes de certains imams, la Maison de la Presse ne saurait être accusée des dérapages de certains confrères, qu’elle condamne avec la dernière rigueur, car ils nuisent à l’image de toute la profession. Par ailleurs, il a interpellé les pouvoirs publics par rapport au non payement de l’aide directe à la presse depuis deux ans, au manque d’appui aux organisations faîtières pour la mise en place d’outils efficaces d’autorégulation pour anticiper et relever les dérapages, à la nécessité de rénover la Maison de la Presse, à des déviations graves (injures, menaces de mort, incitation à la haine, tentatives d’intimidation, diffamations) de la part de certaines personnalités influentes et de leurs partisans, non sanctionnées, sur les réseaux sociaux. copier coller sur bamada net« Pour conclure, la presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises, notamment la dépénalisation des délits de presse, l’indexation de l’aide directe à la presse et les aides indirectes, l’adoption des textes régissant la presse en ligne. En cette Journée mondiale de la liberté de la Presse, nous appelons l’ensemble des journalistes maliens à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme et à mettre hors de ses rangs les brebis galeuses qui s’autoproclament hommes ou femmes de médias », a conclu le président de la Maison de la presse du Mali.

«La réussite de cette transition repose sur l’apport des journalistes »

A sa suite, le représentant de l’UNESCO, Ibrahima Cissé, a indiqué que cette journée sert à rappeler aux gouvernements, la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle. Selon lui, une presse libre et bien outillée permettra au Mali de lutter contre la désinformation. Quant au représentant de la HAC, Hamèye Cissé, il a souhaité que l’accès à l’information soit une réalité. Avant d’inviter la Maison de la presse à s’assumer pour l’assainissement du secteur. Pour la Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Bintou Founé Samaké, assurant l’intérim du Ministre de la communication et de l’économie numérique, le thème retenu pour la journée de cette année: «L’information comme bien public » souligne la nécessité incontestable d’être informé en tant que citoyen tout court. Elle a invité les journalistes à contribuer à la gestion de la situation difficile que traverse le Mali. Selon elle, la réussite de cette transition repose sur l’apport inestimable des hommes et des femmes de médias. « Notre pays traverse un moment difficile de son histoire. En cette période de transition où le gouvernement est appelé à renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire national, à promouvoir la bonne gouvernance, à refonder le système éducatif, à conduire des réformes politiques et institutionnelles, à adopter un pacte de stabilité sociale et à organiser des élections libres, transparentes, crédibles et acceptées de tous, le rôle des médias est indispensable pour la réussite de tous ces chantiers », a déclaré Mme le ministre. Elle a mis l’accent sur l’assainissement du secteur. « Nous allons multiplier les sessions de renforcement de capacités et de mise à niveau des journalistes afin d’avoir une presse plus professionnelle, respectueuse de l’éthique et de la déontologie. Maintenant plus que jamais, nos journaux, nos radios et nos télévisions sont appelés à jouer tout leur rôle de rassembleur des communautés afin de promouvoir un dialogue constructif en faveur de la paix, la cohésion sociale et l’unité du pays. Ce pouvoir, vous l’avez, en raison de la portée étendue et de la vitesse de transmission de vos messages, aux quatre coins du Mali. Vos micros, plumes et cameras demeurent le moyen le plus puissant pour œuvrer à apaiser, à réconforter nos populations, pour contrer l’extrémisme violent et les conflits, en particulier dans des zones sensibles de nos régions du nord et du centre, particulièrement exposées à cette réalité », a conclu Mme le ministre. Après la cérémonie d’ouverture, deux conférences-débats furent animées par les experts comme le doyen Hamèye Cissé de la HAC. Le thème de la première conférence-débat portait sur « l’information comme bien public » et la deuxième conférence-débat était focalisée sur la « protection sociale des journalistes ».

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain- Mali

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