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Appui des projets de Swisscontact à San : Des débouchés professionnels pour les jeunes – MALI CANAL
Société

Appui des projets de Swisscontact à San : Des débouchés professionnels pour les jeunes

La Maison des jeunes de San a servi de cadre au lancement de la réception des jeunes bénéficiaires des appuis du Programme jeunesse et stabilisation (Projes) autour de son volet piloté par Swisscontact lié à son résultat 2.3 relatif à la formation, l’insertion socio-professionnelle et la promotion de l’entreprenariat local pour contribuer à la réduction du chômage des jeunes/adultes âgés de 16 à 40 ans.

 

La cérémonie de lancement a eu lieu le mardi 16 février 2021 à San. Elle a enregistré la présence du gouverneur de la région de San, Colonel Ousmane Sangaré, le représentant du maire de la Commune urbaine de San, Gaoussou Coulibaly et la Coordinatrice du Projes, Mme Cissé Djénéba Sow. L’activité s’est inscrite dans le cadre du volet formation et insertion socio-professionnelle des jeunes.

Lancé en septembre 2018, le Programme jeunesse et stabilisation, financé par le fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique et mis en œuvre par la GIZ, vise à promouvoir la stabilisation et le redressement socioéconomique du Mali dans les régions du centre, Ségou et Mopti. Avec Swisscontact, le Projes a permis, dans un premier temps, l’installation de 223 jeunes (119 hommes et 104 femmes) dans la région de Ségou. Pour cette deuxième étape, l’appui a permis de former et d’installer 216 jeunes et de soutenir 36 autres déjà installés, soit un total de 252 jeunes dans différents corps de métiers dont la mécanique, la coiffure, l’électricité photovoltaïque, la coupe couture, le machinisme agricole.

L’objectif visé est de contribuer à réduire le chômage chez les jeunes et adultes à travers les travaux à haute intensité de main d’œuvre, les formations professionnelles de courte durée, l’installation de jeunes formés ou porteurs de projets, le soutien à des entreprises existantes, la mobilisation des groupements de jeunes autour d’activités génératrices de revenus.

A rappeler que le programme a vu le jour suite à la crise de 2012 qui, au départ, était localisée dans les régions du nord, et s’est progressivement étendue au centre du pays. Cette situation a accentué l’absence de débouchés professionnels pour les jeunes, la dégradation des services sociaux de base notamment la fermeture dramatique des écoles dans les régions de Mopti et de Ségou. Ces facteurs ont entrainé une accentuation de la vulnérabilité des jeunes. D’où la mise en place du Projes en septembre 2018. Il intervient selon deux composantes. La première est consacrée au renforcement de la fonctionnalité et de l’accès de proximité aux services socioéconomiques de base. Les interventions en cours dans le cadre de cette composante permettent de réaliser, réhabiliter et équiper des écoles, des adductions d’eau potables, des centres de santé communautaire, des espaces de loisirs pour les jeunes, des équipements marchands, etc.

La seconde composante porte sur la promotion du développement économique local par la formation, l’insertion socio-professionnelle et la création d’opportunités économiques pour la jeunesse.

Les acteurs se disent convaincus que le soutien à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes est une technique efficace pour le développement des localités et constitue une véritable arme contre la pauvreté et ses multiples corolaires. « Seuls des jeunes biens formés et surtout insérés professionnellement peuvent constituer un rempart contre l’insécurité et la misère de nos populations », explique la Coordinatrice du programme, Mme Cissé Djénéba Sow. Elle s’est réjouie des résultats atteints par l’opérateur de mise en œuvre, Swisscontact.

Dans son intervention, le gouverneur de la région de San a salué cette initiative qui, selon lui, contribue à diminuer l’immigration des jeunes vers les autres pays.

Ibrahima Ndiaye 

(envoyé spécial à San)

 

 

Ils ont dit :

MME COULIBALY NEMA COULIBALY, PROMOTRICE D’UN SALON DE COIFFURE :« Je suis déterminée à saisir cette chance offerte par le Projes »

 

« La formation du Projes m’a permis de concevoir beaucoup de choses. Je ne connaissais pas certaines choses sur la méthodologie du travail, mais la formation du Projes m’a aidé à les comprendre.  Aujourd’hui, grâce à ce programme, mon travail m’apporte beaucoup sur le plan clientèle et financier. Le Projes a fait de moi une personne indépendante car je peux maintenant subvenir à mes besoins sans être attachée à qui que ce soit. Avant, je travaillais comme ouvrière auprès de quelqu’un, mais aujourd’hui j’ai mon propre salon de coiffure. Même mon mari a senti cette amélioration dans ma vie car c’était lui qui dépensait pour mes besoins. Mais aujourd’hui, on s’entraide. Je suis déterminée à saisir cette chance. Je travaillerai dur pour combler ses attentes ».

 

 

DRAMANE TRAORE, PROMOTEUR D’UN SALON DE COIFFURE : « Le Projes a fait de moi un porteur d’espoir pour ma communauté »

 

« Je serais toujours reconnaissant au Projes qui m’a formé afin que je sois plus utile pour ma famille, ma localité et mon pays. Au regard de ma situation financière, j’avais nourri le projet d’aller chercher ailleurs. Mais grâce au Projes, j’ai renoncé à l’exode ou l’immigration en décidant de rester et de me battre pour relever les défis. En plus de la formation, le programme m’a assisté en termes de matériels ».

 

MME GERMAINE KONE, PROMOTRICE D’UN SALON DE COUTURE : « Grâce au Projes,  j’ai confiance en moi-même et en mes capacités »

 

« Avec la formation du Projes, je me sens désormais utile pour ma communauté et je travaillerai dur pour ça. J’ai compris aujourd’hui que sans une bonne connaissance et formation on ne peut pas être efficace dans son métier. Je remercie le Projes d’avoir mis du goudron sur ma route. Je ne chercherai plus ailleurs, je vais juste me concentrer sur cette opportunité qui m’est donnée. Je termine en sollicitant le Projes pour une machine de broderie afin de pouvoir faire plus.  Aujourd’hui, j’ai confiance en moi-même et en mes capacités ».

Propos recueillis par

Ibrahima Ndiaye Mali tribune 

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