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Editos / Contributions

“Améliorer notre cadre analytique…”

Nous ne devons pas écouter dans le seul but de répondre, mais pour comprendre, disséquer, dépassionner dans le but de pouvoir ensuite éclairer en ayant recours à une approche holistique des enjeux.

Je me désole de ces raccourcis systématiques, mettant à la poubelle, notre histoire, nos valeurs et traditions. L’empressement de se comparer aux pires situations est notre erreur fondamentale, je reconnais que moi-même ai parfois commis ce péché.

“Le cas Salif Keïta”

Je ne me mêle pas des relations personnelles, Salif Keïta a utilisé un ton familier pour s’adresser au Président de la République, raison pour laquelle, je me limiterai au fond.
Une seule question ? Quelle est la différence entre ceux qui remettent en cause le statut de Kidal en affirmant que la ville serait la base arrière des terroristes et Salif Keïta ? La réponse réside dans le style: indirect pour les uns et direct pour le chanteur.

“Un effort de communication et de transparence”

Depuis 2014, nous ne cessons de vivre avec amertume la situation de Kidal, nos dirigeants ont accepté toutes les conditions pour pouvoir se rendre dans cette ville pourtant malienne. Alors que se passe t-il ? La France y fait l’objet de toutes les critiques, sans qu’elle ne soit capable de convaincre de sa bonne foi. Il est important pour elle de rassurer les maliens. La demande de départ des forces étrangères est liée à une colère par le manque de prise en compte des conditions des populations locales. L’effort de communication doit être globale avec le souci d’une réelle transparence.

” La responsabilité des autorités maliennes”

En signant les différents accords, les autorités maliennes ont décidé de résoudre le cas de Kidal par la négociation. Difficile de faire l’impasse sur cela. Avant 2014, il y avait un gouverneur à Kidal et les négociations avaient permis le déploiement progressif de l’administration et le retour des forces de défense et sécurité était à l’ordre du jour puis évoluait positivement. L’Etat malien doit se donner les moyens de revoir l’accord afin de le rendre applicable immédiatement. Cela est de la responsabilité des gouvernants. L’accord en l’état est inapplicable, il faut en prendre conscience…

” Ce qui est attendu du Président de la République”

Je suis resté réservé sur la pertinence de l’accord politique comme solution efficace. Il est indiscutable que la stabilité politique est certes un préalable, mais celle-ci doit se faire en prenant en compte “l’âme de la démocratie” un débat constructif entre une majorité et une opposition. Le Mali a souvent testé le consensus avec des résultats discutables. J’ai plaidé pour la responsabilisation de personnalités dont les compétences sont irréprochables. Le Président doit recevoir les “experts” autour de toutes les questions qui se posent actuellement à la nation malienne. L’exigence de propositions concrètes dans un temps limité doit être la norme. La recherche de la confiance auprès du peuple à travers un gouvernement resserré, plaçant le résultat au dessus de la politique est la seule issue.

” Un Premier ministre comme véritable coordinateur”

Vous retrouverez mon analyse sur “le rôle du Premier ministre dans la crise” dans le journal FOCUS de cette semaine.
Le Premier ministre doit absolument présenter sa Déclaration de Politique Générale”. Le délai aurait dû être 45 jours après sa désignation. Dans la crise le Premier ministre peut présenter plusieurs fois une DPG avec chaque fois de nouvelles priorités. Le rôle du Premier ministre en ces périodes de doute est déterminant, il doit s’affirmer comme véritable moteur de l’exécutif.

BST

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