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Politique

Accord politique et de gouvernance : Les signataires se penchent sur les sujets brûlants de l’heure

La salle de conférence du CICB a abrité les travaux d’un séminaire sur l’Accord politique et de gouvernance samedi dernier.

Initié par les acteurs signataires de l’Accord politique et de la gouvernance du 3 Mai, ce séminaire avait pour objectif de faire un état de lieu sur l’actualité. Il avait pour objectif aussi de faire un diagnostic de la mise en œuvre de l’accord issu du processus issus d’Alger.

Ont pris part à cette activité, les présidents des partis politiques signataires de l’accord, les militants de la Majorité présidentielle, des experts dans les différents thèmes retenus, les représentants du corps diplomatiques et la presse nationale et internationale.

Le président du comité scientifique de l’Ensemble pour le Mali, l’ancien ambassadeur, Ibrahim Bocar Ba, dans son intervention, a souligné que cette assise va permettre d’échanger, de se parler et de dégager des stratégies pour aller vers la paix. Il a affirmé qu’il s’agit aussi d’aller vers l’opposition pour lui expliquer la nécessité de faire un bloc, afin de sauver le pays de la situation qu’il vit aujourd’hui.

Le séminaire s’est déroulé autour de 4 thèmes  : l’exécution de l’accord issu du processus d’Alger ; la problématique de l’insécurité et la lutte contre le terrorisme,; la gouvernance et les réformes politiques et institutionnelles.

Monsieur Bayini Magaraga a fait une communication orale sur l’Accord de paix et de réconciliation issus du processus d’Alger. Il a souligné que l’Accord de paix et de gouvernance connait des failles dans son application, occasionnées par son incompréhension par ses signataires.

Il a affirmé qu’il faut que les fils et filles du pays se donnent la main pour aller vers la paix définitive.

A noter que c’est dans le but d’harmoniser les positions et de coordonner les actions dans le cadre du Dialogue national inclusif que les principaux signataires de l’Accord politique de gouvernance du 2 Mai 2019 ont eu l’idée de la tenue de ce séminaire.

Quant à l’ancien ministre Pr Tiemoko Sangaré il a fait une communication orale sur l’insécurité et la lutte contre  le terrorisme. Zn tant qu’ancien ministre de la Défense, il dira que la Loi de programmation militaire a été faite pour rehausser le niveau de notre armée. Il a affirmé aussi que dans la guerre asymétrique, l’ennemi n’est pas facile à maîtriser.

Pour Tiemoko Sangaré la formation de nos soldats doit être la seule solution. Il faut aussi que nous ayons des appuis aériens a t-il estimé. Pour terminer, il dira que la mise en œuvre des mesure appropriée pour une bonne armée doit être une affaire de tous.

La cérémonie d’ouverture de ce séminaire était présidée par le président de l’EPM Dr Bocari Tréta. Il a félicité tous ceux qui ont effectué le déplacement et s’est réjoui de la présence de certains ministres à cet important événement.

La gouvernance a été abordée par l’ancien ambassadeur Ibrahim Bocar Ba. Il a décrypté la lutte contre la corruption enclenchée par la justice. Il a affirmé que les structures de lutte contre la corruption ne manquent pas au Mali, mais il n’y a pas de coordination. Il a aussi étalé les problèmes qui entravent la lutte contre la corruption au Mali mis l’accent sur le cas de l’Office de lutte contre l’enrichissement illicite.

Ibrahim Bocar Ba a affirmé qu’il faut appliquer les textes qui ont été faits pour la cause. Il faut que la justice s’approprie les rapports de ces structures de contrôle des finances.

Les réformes politiques et institutionnelles ont été débattues par Bocar Sambaïda Cissé. Il dira qu’il faut qu’on aille vite vers ces réformes car elles peuvent être sources de stabilité et de développement.

Seydou Diamoutene

Source 22 septembre

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