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A IBK et à Soumi : la fin d’un monde

Votre monde finit et clôt son cycle, je le sais. Est-ce pour cela que réfractaires aux échos du temps à-venir, vous êtes?
Une fois clos le temps de l’humour, dites-leur que nous avons besoin de dirigeants et d’hommes politiques qui ont souci pour nos langues, qui savent développer nos langues, que leur latin, par ailleurs, souvent utilisé dans des contextes langagiers inadaptés, ne nous impressionne guère, qu’en matière de latin et d’Hélène, nous avons d’autres références, qu’à vrai dire, moi disciple de Cheikh Anta Diop (égyptologie), d’Edgar Morin (sociologie, épistémologie, grand théoricien de la complexité), de Frankétienne (l’auteur qui a le plus atomisé la langue française), de Nietzsche (la philo comme folie sensée), il en faut plus pour nous impressionner.
Que pour me séduire, ils n’ont qu’à aller chercher pourquoi un français, plus de dix ans avant la chute du royaume du Kénédougou et de l’empire de Samory, avait déjà publié un livre sur la grammaire du bambara, qu’ils me disent l’étymologie (j’ai pas dit le sens), du mot Maa, Môgô (humain) en bambara, qu’ils me subliment en nos belles langues, j’ai eu la chance d’étudier le bambara et de l’enseigner…cette autre passion.
Sinon le latin et la grec, que de beaux joyaux dans ma petite bibliothèque mais bien qu’attaché aux racines, je regarde le temps à-venir.
Le centre brûle, le Mali se meurt, alors les “querellettes”, loin de la hauteur, mot dont ils abusent pourtant, ne nous rendront pas service.
An ka sabali, maa bè se, i b’i tô to!

Babemba Touramakansi

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